‘Hanoucca, la fête de la dédicace, la fête des lumières – ‘Hag ‘Hanoucca samea’h lékoulam ! Joyeux ‘Hanoucca à tous les Juifs du monde !

Image du site « Fraternité Judéo-Noire de France » ______________________________________________________

Sufganiot image from fotobank.ru  300x234 Hanoucca ou lhistoire de la culture allemande et la culture juive

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TENEBRES ET LUMIERE

Ce monde toujours plus lâche et plus cruel

Où triomphe le mal, où le faible, privé

De droits et mis au ban de notre société

Et où n’ont pas leur place les « bons rebelles »

Est certes boue, peur, désespoir et souffrance,

Mais rien ne fera s’attarder l’obscurité.

Le monde guérira. Au loin une clarté…

Trompeuses peuvent être les apparences.

Un regard plus profond pourrait être porté.

Même si certains se sentent vulnérables,

Même si l’air semble irrespirable,

Le vent pur des hauteurs est là, à leur portée.

Chaque Juif est une perle pour Israël

S’il possède la vraie richesse du coeur et

Si, au monde, la flamme du D.ieu Un transmet.

Il devient vivante Menorah, si belle.

Formons le voeu que chacune puisse alors,

S’attachant aux autres, relier terre et cieux

En une immense chaîne tendant vers son D.ieu,

Qui, voyant ses efforts, la soutiendra encor.

Puisse cette lumière accompagner sa foi.

De retour à Sion, ce peuple gagnera

Une paix mondiale dans l’amour et la joie.

Leurs différences alors les peuples accepteront.

Le Créateur ici enfin triomphera

Et qu’on L’appelle Hachem, Jésus ou bien Allah

C’est le D.ieu d’Israël que les hommes prieront.

Maryse

LUMIERE ‘HANOUCA

Pourquoi tant de haine et pourquoi tant de pleurs ?

L’inquiétude, l’angoisse, la mort, la douleur ?

Pourquoi toi, Israël ? Ton cri monte au Ciel.

Tu es chez toi, dans ce pays de lait et de miel !

Les uns, depuis toujours, on le sait, ont voulu

Ce que tu as, ce que tu es, ce que tu fus.

Les autres seulement leurs intérêts servir.

Et non le seul D.ieu Un. Tous ne font que trahir

Notre Créateur. Ils sont si cruels, si durs.

Toujours ils oppriment, accusent, tuent le pur.

Et Israël dit : « Hachem, que Ta volonté

S’accomplisse dans le monde. » On t’a nié,

On t’a trahi, on t’a spolié, mais tu sais bien

Oui, que toujours après la nuit le jour revient.

Peuple de D.ieu, ne perd pas courage ; voici

Que déjà, des ténèbres la clarté jaillit !

Kislev, ‘Hanoucca ! Le mois du miracle et

De la lumière. A nous de la diffuser.

Regarde cette flamme… Ne monte-t-elle pas

Vers le Créateur ? Contemple là, garde là

Et fais de même. Regarde bien vers le haut !

Tend vers Lui, vers Sa clarté. Vois comme c’est beau !

La force et la joie, oui, tu les as en toi.

Ne renonce pas. Sois fort. Tu n’as pas le choix.

Avance sans peur, même sans voir, dans le noir,

La lumière de ‘Hanouca, elle est espoir…

Maryse

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Maman , moi aussi je veux un arbre de Noël ! Mais pourquoi donc Noël quand nous avons Hanoucca ?

La fête de ‘Hanoucca est très ancienne, puisqu’elle date de l’époque biblique, celle du deuxième Temple de Jérusalem, en l’an 139 avant l’ère commune ! De courageux Cohanim, les ‘Hachmonaïm, ne se résignèrent pas et se rebellèrent contre l’envahisseur grec. Menés par Matitiahou, puis par ses fils, et animés d’une confiance absolue en D.ieu, ils finirent par remporter une victoire miraculeuse sur la puissante armée grecque le 25 du mois de Kislev.

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‘Hanoucca, la fête de la lumière :

שירי חנוכה מחרוזת נהדרת בביצועו של אביחי מליחי

Lich’vod Hachanukkah -Chaim Nachman Bialik –

Nefesh B’Nefesh Hanukkah Flash Mob

Combien de mamans n’ont-elles pas entendu cet appel bien souvent émouvant dans la bouche d’un enfant à l’approche de ces vacances de fin d’année que tous s’évertuent d’ailleurs à appeler les ” vacances de Noël “ : Regarde maman, les Martin, en face, ils en ont bien un. Et les Durand, là-bas… Comme il est joli leur arbre de Noël ! Comme il est bien éclairé ! Il illumine même ma chambre depuis l’autre côté de la rue, quand le soir, j’éteins ma lumière ! Dis, maman, tu m’en achèteras un à moi aussi ? … “.

Et la maman peut-elle ne pas céder à ce pauvre chéri, qui a si bien travaillé pendant ce premier trimestre? Ne faut-il pas lui faire plaisir puisqu’il a rapporté un si bon bulletin? Et puis, finalement pourquoi aurait-il un complexe d’infériorité vis-à -vis du petit Martin ou du petit Durand ? Ne vont-ils pas ensemble en classe, à la piscine, au patinage ? N’est-il pas souvent invité chez eux ? Pourquoi faire rougir cet enfant quand il se trouvera en face de son ami et qu’il ne pourra pas parler lui aussi de son arbre de Noël ? Et, même plus, pourquoi aurait-il honte quand on lui demandera ce que le Père Noël lui a apporté?

C’est entendu, mon chéri, tu auras ton arbre de Noël. Et tu verras, nous le décorerons joliment, nous l’illuminerons avec des ampoules électriques multicolores. Tu verras, mon chou, tu n’auras rien à envier au petit Durand ou au petit Martin. “ 

Et maman va acheter l’arbre de Noël. Et c’est un sujet d’entretien quotidien, un sujet d’occupation et de préoccupation. Même papa, qui a pourtant tellement à faire dans son bureau et passe si peu de temps à la maison, trouve un moment pour prodiguer des conseils pour la décoration de l’arbre de Noël, et aussi pour s’entretenir secrètement avec la maman de ce que le Père Noël apportera au petit Hervé (alias David) .

Ce qui précède n’est pas une fiction, hélas ! Ce n’est pas le produit d’une imagination fertile. L’auteur regrette d’ailleurs qu’il n’en soit pas ainsi. Sa tâche en serait bien facilitée. Hélas, trois fois hélas, il y a de trop nombreux parents qui raisonnent et agissent comme la maman et le papa du petit Hervé (alias David).

La frayeur du complexe, la peur du parasitisme, l’inquiétude maladive de celui qui a peur d’être différent et reconnu comme tel, le désir de ce que leur progéniture ne souffre pas plus tard de son état (hélas acquis dès sa naissance), et tant d’autres facteurs les plus variés et les plus bizarres tout en restant bien souvent inconscients, entraînent les parents à céder à leurs enfants quand ils ne prennent pas eux-mêmes l’initiative de célébrer Noël autour d’un arbre de Noël.

” Mais c’est une fête civile ! Allons donc. Pourquoi vous formalisez-vous donc tant ? Beaucoup de libres penseurs ont un arbre de Noël ! A l’école laïque, on enseigne des chants de Noël ! Il n’y a pas là de quoi fouetter un chat ! “ 

Il y a là, n’est-ce-pas, des arguments pour vous convaincre tous et vous faire acquérir sans tarder un arbre de Noël ! Hélas oui, à l’école laïque on parle de Noël, et c’est une entorse à la laïcité que nous déplorons beaucoup et contre laquelle il faudrait bien que la Ligue pour la Laïcité de l’Enseignement intervienne un jour. Mais ce fait est loin d’être une preuve pour la laïcité de Noël.

II suffit d’ailleurs d’entendre les chants que les enfants doivent apprendre à cette occasion pour en être persuadé ; et il faudrait être de mauvaise foi pour en conclure différemment.

Par ailleurs, il est vrai certes, que des libres penseurs ont un arbre de Noël. Y a-t-il chez eux encore, ne serait-ce que dans leur subconscient, un reste de religion chrétienne ?

Nous n’en savons rien. Mais pourquoi inférer des libres penseurs ? Nous ne le sommes pas que je sache. Nous sommes juifs et nous nous affirmons comme tels ! Que nous importe donc la manière d’agir des libres penseurs? Faut-il absolument que nous imitions quelqu’un ? Ne pouvons-nous donc absolument pas garder notre propre identité ?

Noël est une fête religieuse chrétienne. Une des fêtes religieuses les plus importantes même. Nous n’avons pas à chercher si à l’origine, l’arbre de Noël avait une signification païenne. Peu nous en importe l’origine. Il est un fait, c’est qu’à l’heure actuelle, Noël est l’anniversaire de la naissance de Jésus. Le mot même vient de ” natalis “, que la tradition juive a retenu dans l’expression ” Nitelnacht “ (nuit de la naissance).

Dresser dans sa maison un arbre de Noël parce que les chrétiens en ont un, consiste, qu’on le veuille ou non, que l’on y ajoute ou non la crèche qui normalement en fait partie, à fêter et à faire fêter par un enfant juif celui que le Judaïsme n’a jamais reconnu et ne reconnaîtra jamais. C’est, de plus, graver dans l’esprit malléable de l’enfant, qu’il est absolument identique au petit Martin ou au petit Durand, quand effectivement ceci n’est – ou tout au moins – ne devrait pas être le cas.

Que les chrétiens fêtent JC la nuit de Noël, c’est leur droit, c’est même pour eux un devoir, et nous respectons leurs convictions ! Mais de là à les imiter, il y a là un pas à ne pas franchir. Car pourquoi ne pas aller plus loin ? Déjà, il n’est que trop pénible d’entendre les juifs employer à tort pour leurs enfants des termes tels que baptême, communion, messe, etc. Si l’usage erroné d’un terme n’a pas lui seul une importance très grande, tout en témoignant cependant d’un certain état d’esprit, l’adoption d’une pratique religieuse chrétienne peut entraîner des conséquences extrêmement fâcheuses que des parents inconscients seront eux-mêmes appelés à regretter.

” Faut-il donc, alors, que notre enfant soit toujours brimé, toujours privé de tant de belles choses que d’autres enfants de son âge possèdent et qui lui feraient tellement plaisir ? “ 

Non, Madame, il n’est pas question du tout de le priver. Loin de là ! II n’est pas le moins du monde question de lui donner l’impression – d’ailleurs fausse – que la religion juive ne demande que privation et macération. II faut au contraire lui montrer et lui faire vivre nos propres pratiques religieuses, lui en faire apprécier toute la beauté et tout le merveilleux. Et je vous garantis, Madame, que votre enfant, ne demandera pas un arbre de Noël…

Nos fêtes, notre manière traditionnelle de les célébrer, n’ont-elles donc pas à vos yeux un contenu émotionnel suffisant pour intéresser et même passionner vos enfants ?

Ne croyez-vous donc pas que vous-mêmes vous y retrouverez un contenu toujours nouveau, dans un contenant pourtant ancien, qui vous fera retrouver et apprécier à vous aussi le sens et la valeur de ces fêtes au fur et à mesure que vous serez appelés à les faire aimer par vos enfants?

Pourquoi donc Noël, quand nous avons ‘Hanoucca ?

Quoi de plus merveilleux pour l’enfant qui a, chez lui, l’occasion de célébrer cette fête, que ce chandelier qui chaque jour illumine de plus en plus toute maison juive !

Quoi de plus merveilleux pour lui que l’histoire que ces lumières lui raconteront par votre bouche !

Quelle belle épopée pour garçons et pour filles !

Epopée ancienne, renouvelée en 1948 en Israël, et répétée cette année encore, précisément à l’approche de la fête de ‘Hanoucca !

Et que dire du contenu religieux de cette fête qui lui montrera que la vérité n’est pas toujours chez ceux qui sont les plus nombreux et que l’Eternel peut faire vaincre ” ceux qui sont nombreux par ceux qui ne le sont pas, ceux qui sont forts par ceux qui sont faibles ” ?

Pourquoi d’ailleurs n’aurait-il pas sa propre Menorah ? Pourquoi dès son jeune âge, qu’il soit garçon ou fille, votre enfant ne prendrait-il pas l’habitude d’ajouter lui-même une lumière à une autre et de participer à cette grande illumination que le Judaïsme voudrait un jour voir réalisée pour le bonheur de tous les hommes? Et si l’arbre de Noël des Durand se réflète dans la chambre de David (alias Hervé), n’est-il pas permis, dans un pays libre comme celui où nous avons le privilège de demeurer, de répondre par l’illumination de la Menorah, placée, elle aussi, devant la fenêtre ?

Parents juifs, en agissant ainsi, vous êtes assurés que votre enfant n’aura pas ce complexe que vous semblez tant redouter. Bien au contraire ! Mais attention n’attendez pas qu’il vous réclame un arbre de Noël pour lui offrir une Menorah ! Ce serait trop tard. Prenez les devants. Préparez-lui ces huit jours de fête avec soin, fêtez-les en famille avec lui et nous vous garantissons que jamais vous ne l’entendrez dire – car il sera fier de son ‘Hanoucca et de son titre de Juif” Maman je veux aussi un arbre de Noël ! “

lamed.fr

TERRE PROMISE

Quant à fêter le père noël, c’est une coutume païenne assez récente, une fête commerciale.

Bien que la tradition du père Noël ait des origines en Europe du Nord, il est popularisé aux États-Unis au 19ème siècle. Le terme « Père Noël » apparaît plus tardivement en France, au milieu du XXe siècle.

En 1931, une célèbre marque de sodas, afin de vendre sa boisson aux enfants pendant l’hiver, se servit du Père Noël et de sa hotte pour les séduire. C’est la stylisation de la publicité qui lui donna son costume rouge et blanc que les enfants du monde entier lui connaissent aujourd’hui.

Le père Noël est l’équivalent français du Santa Claus américain dont le nom est lui-même une déformation du Sinterklaas  (Saint Nicolas) néerlandais. Il est aussi largement inspiré de Julenisse, un lutin nordique qui apporte des cadeaux, à la fête du milieu de l’hiver, la Midtvintersblot, ainsi que du dieu celte Gargan (qui inspira le Gargantua de Rabelais) et du dieu viking Odin, qui  descendait sur terre pour offrir des cadeaux aux enfants scandinaves. De Julenisse, le Père Noël a gardé la barbe blanche, le bonnet et les vêtements en fourrure rouge. Wikipedia

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LES JUIFS, PETITS ET GRANDS, EUX, ONT LA BELLE FÊTE DE ‘HANOUCCA. Mais d’où vient la tradition d’offrir des cadeaux aux enfants à la fête de ‘Hanouka ?

Il est une habitude bien ancrée d’offrir aux enfants, à ‘Hanouka , ce que l’on appelle en hébreu « demei ‘Hanouka » ou en yiddish « ‘Hanouka Geld ».

Elle provient, selon certaines sources, de la menace de déjudaïsation que les Grecs ont fait peser sur les enfants juifs à l’époque des Hasmonéens.

Après la victoire remportée par ces derniers, on a voulu encourager les enfants à s’instruire dans la Torah et à pratiquer les bonnes oeuvres.

Cette pratique a été, dit-on, vigoureusement encouragée par Rambam /Maïmonide. Contrairement à une idée reçue, elle ne serait donc pas un pendant juif destiné à compenser chez nos enfants l’absence de cadeaux de Noël.

Jacques KOHN

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VOICI LES RECITS DE ‘HANOUCCA, LA FÊTE DES LUMIERES ET DE LA COURAGEUSE YEHOUDIT, (JUDITH) SELON LA TRADITION JUIVE, POUR PETIT ET GRANDS

Quelques vidéos sur ‘Hanoucca :  The Miracle of Hanukkah

Chanukah Song ( B’yemai Matisyahu)

Shalom Sesame: Making Olive Oil

hanoukkaYouTube  –

שירי חנוכה מחרוזת נהדרת בביצועו של אביחי מל

Lich’vod Hachanukkah -Chaim Nachman Bialik –

Nefesh B’Nefesh Hanukkah Flash Mob

The Yeshiva Boys Choir – « Those Were The Nights (of Chanukah) »

Everybody Dance (to the Hanukah Song)

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‘HANOUCA, LA FÊTE DES LUMIERES


Cette fête est célébrée tous les ans à partir du 25 du mois hébraïque de kislev, cette année : du 1er décembre à la tombée de la nuit au 9 décembre 2010 à la tombée de la nuit.

‘HANOUCA : Voici le lien de Modia sur Hanouka, pour tout savoir sur cette fête, pour  le vivre, pour en être heureux, pour transformer en bien. http://www.modia.org

Le récit qui donna naissance à la fête de ‘Hanouca

‘Hanouca est composé de ‘hanou (ils se sont reposés) et de ka (25e jour du mois de kislev).  C’est le 25 kislev que la construction du Tabernacle, qui était d’abord  mobile, fut achevé dans le désert à l’époque de Moïse.

‘Hanouca, la fête des lumières, ou fête de l’inauguration, ou de la dédicace (du tabernacle réinauguré par les Asmonéens après sa profanation par les grecs-syriens), estune fête n’ayant pas de source biblique. En effet, les Livres des Maccabées qui retracent le contexte historique ne furent pas inclus dans le canon juif. Le rituel de ‘Hanouca porte moins sur la commémoration de ces épisodes de l’histoire juive que sur le miracle de la fiole d’huile, lequel est consigné dans le Talmud (TB Chabbat 21b), mais pas dans les Livres des Maccabées – bien que 2M 1:18 et Seq. rapporte un récit de contenu similaire, mais situé à l’époque de Néhémie.)Pour se remettre dans le contexte de ce récit, il faut se reporter à l’an 167 avant notre ère. A cette époque, au pays des Hébreux, en Judée, les Grecs veulent imposer leur culture, mais les Hébreux sont récalcitrants et la plupart veulent garder leur judaïsme, fut-ce au prix de leur vie. Après une courte période de tranquillité pour les Juifs sous Alexandre le Grand, qui s’était prosterné devant le Grand Prêtre Hébreu Simon le Juste. Alexandre en expliqua la raison à ses soldats en parlant du Grand Prêtre qui lui faisait face, revêtu de ses vêtements sacerdotaux : “C’est son image que je vois devant mes yeux au combat et c’est ceci qui me permet de vaincre.”

Alexandre le Grand permet aux Hébreux de se battre contre les Samaritains qui voulaient détruire le Temple et de les vaincre, (le mythe du “bon Samaritain” n’existant que dans l’imaginaire des chrétiens). Mais Alexandre le Grand disparu, Contre les Hébreux, sévissent alors de terribles persécutions par les Grecs avec Antiochius Epiphane à leur tête (corruption du Temple de Jérusalem, hellénisation forcée des Hébreux, nombreuses humiliations, interdiction d’étudier la Torah sous peine de mort, destruction des rouleaux de la Torah, etc… Comme l’enseigne Manitou, c’est la lutte entre le spirituel et l’universel.

Face à la domination grecque,la famille des Hasmonéens, avec, à sa tête, Simon le Juste, qui était l’un des derniers membres de la Grande Assemblée avait 3 fils : Chimi, ‘Yono et Yo’hanan. Le fils de son plus jeune fils Yo’hanan s’appelait Mattathias, qui devint Grand Prêtre et eut à son tour 5 enfants : Chimeon, Yo’hanan, Yehouda, Jonathan et Eléazar.

Le Grand Prêtre hasmonéen Mattathias, ainsi appelé parce qu’il était le petit-fils de Simon le Juste, qui portait le nom de Hasmonaï, dirigeant de la ville de Modi’in, cohen gadol (le grand prêtre qui officiait au Temple de Jérusalem, sur le Mont du Temple, aujourd’hui appelé “esplanade des mosquées”) et ses fils “prennent le maquis” et se réfugient dans les collines environnantes (La dynastie des Hasmonéens  fut fondée par Simon Macchabée et régna sur la Judée de – 140 à – 36 avant l’ère commune.)

Les Hasmonéens décident d’organiser une guérilla armée, conduite
par l’un des fils de Mattathias, Yehouda, surnommé “Maccabée”(Makabi en hébreu), ce qui veut dire “Marteau” et correspond à un sigle qui, traduit, signifie “Qui est comme Toi parmi les forts, D.ieu” et deviendra le cri de guerre du peuple juif. On appela cette révolte : La Révolte des Maccabées, qui sera la première guerre idéologique et de religion de l’histoire.

Les Grecs disposaient d’une supériorité numérique et leurs troupes
étaient composées de militaires professionnels bien équipés (ils disposaient
d’éléphants de guerre, les chars d’assaut de l’époque) et étaient bien
entraînés et le miracle réside avant tout dans les nombreuses petites victoires remportées par les Juifs dans cette guerre d’usure qu’ils menaient contre l’envahisseur hellène, malgré toutes les persécutions dont ils furent victimes pendant des années. Antiochos pille en effet le Temple de Jérusalem et emporte tous les objets de valeur. Puis il confie la suite de l’hellénisation forcée à son lieutenant Appolonios. Celui-ci va poursuivre les massacres et démolir l’enceinte de Jérusalem que Néhémie avait fait rebâtir à grand-peine. Pour s’assurer du calme de la capitale, il fait bâtir une grande forteresse, nommée l’Akra, avec les pierres du rempart, et il la garnit d’une forte garnison royale.

L’hellénisation prend ensuite une autre tournure avec l’interdiction pure et simple du culte juif. Les livres de la Torah sont saisis, réduits en lambeaux et brûlés. La circoncision devient passible de peine de mort, ainsi que la pratique du Chabbat. Les femmes qui font circoncire leurs enfants sont mises à mort, les nourrissons pendus et les circonciseurs passés au fil de l’épée.  Enfin, pour couronner le tout, on profane le Temple de Jérusalem en y érigeant une statue de Zeus Olympien (15 décembre 167) et on y fait l’offrande de porcs, vouant ce lieu saint du judaïsme aux dieux grecs. Ordre est donné à tous les habitants d’Israël de procéder à des sacrifices païens en faveur d’Antiochos. Comme le relate le 1er livre des Maccabées, certains Juifs vont fuir les villes pour se réfugier dans les steppes et pouvoir continuer un mode de vie en accord avec leur foi. Ce groupe va prendre le nom d’Assidéens, de l’hébreu “hassidim” (les pieux), qui se contentent d’une résistance passive, mais à côté de ce groupe, on trouve les Maccabées, qui, eux agissent et finissent par remporter la victoire. C’est alors que Simon, l’un des frères Maccabée, tout à la fois Grand Prêtre et chef politique, obtient de fait la quasi-indépendance d’Israël. Il va rétablir une succession héréditaire dans ces deux domaines, fondant ainsi la dynastie des Hasmonéens.

Pauvrement équipés, sans l’aide d’aucun pachyderme, les Juifs auraient dû être écrasés sous le nombre. Ils compensaient cependant par l’ardeur et la ferveur en leur foi et, par là même, ils bénéficiaient de l’aide de D.ieu. La lutte fut longue et ardue, mais chaque victoire juive fut à elle seule un “ness” (miracle). ’Hanna, à l’époque de ’Hanouca , est, avec ses 7 fils, le symbole du martyre juif refusant au prix d’ultimes sacrifices, d’abandonner sa foi : elle encourage ses fils à choisir la mort plutôt que de plier le genou devant le dieu grec et se jette dans le vide pour échapper à l’exécution par les Grecs eux-mêmes. Ainsi, ce ne sont pas les armes qui ont donné la victoire au peuple juif, mais la force de son esprit qui faisait confiance au Maître du Monde, combinée avec son courage face à son ennemi, face à la mort, voulant sauver à tout prix sa spiritualité, son identité juive. Ainsi, l’art grec, cette culture si envahissante par sa beauté et sa majesté, ce Hod qui avait conquis le monde entier, malgré ses nombreuses tentatives d’anéantissement du judaïsme,  n’a jamais pu avoir raison du sens profond d’harmonie qu’avait acquis le peuple juif. ’Hanouca vient nous rappeler cette victoire contre l’empire grec et représente une nouvelle conception de la magnificence, celle de la vie aux côtés du D.ieu Un et unique, D.ieu d’Israël, mais aussi D.ieu universel pour toute l’humanité.

C’est à cette époque, pendant la révolte contre les grecs et contre le régime d’Antiochus, 212 ans après la construction du Second Temple en l’an 3621 de la création du monde, soit (-140 de l’ère commune)  qu’eut lieu l’histoire célèbre de Judith, fille du Grand Prêtre Yo’hanan qui, pendant l’encerclement de Jérusalem par l’armée syrienne, s’inflitra dans leur camp. Pendant une grande réception que le général Holopherne organisa pour fêter la prochaine victoire sur les Juifs, Judith enivra celui-ci de vin et de produits lactés afin qu’il tombe dans un profond sommeil. Ce qui ne tarda pas à se produire. Elle lui coupa la tête et l’emporta à Jérusalem et l’exposa aux portes de la ville, provoquant la fuite de l’armée syrienne, à la fois épouvantée d’apprendre qu’une femme avait pu couper la tête de leur chef et ainsi privée de son général.

Fêtons la lumière en cette période doublement sombre

(manque de lumière, mais aussi ténèbres en ces temps particulièrement pervertis et cruels)

Après les trois premières années, les Juifs reconquirent Jérusalem. Ayant trouvé le Temple en état d’impureté, (les Grecs l’avaient transformé en temple païen), ils voulurent le nettoyer et le remettre en service : combat de la lumière contre l’obscurité, que les Juifs vivent  en permanence. Lors de la re-inauguration, ils voulurent allumer un chandelier de remplacement

le chandelier à 7 branches en or, appelé Menorah mesurant 1,80m de haut qui devait éclairer le Temple jour et nuit ayant été fondu par les Grecs. On ne trouva qu‘un seule bouteille d’huile d’olive pure d’une contenance de 1,12 l, qui ne pouvait permettre à la Ménorah de brûler qu’un seul jour. Le rav David Pitoun nous indique que chacun des 7 réceptacles du candélabre contenait un “loug” d’huile d’olive pure (environ 16,5 cl). Il fallait  donc 3 “lougs” 1/2 (soit un peu plus d’un litre pour remplir la totalité des 7 réceptacles placés en haut du candélabre.) La tradition nous dit que lorsqu’on a commencé à verser l’huile dans les réceptacles du candélabre, le niveau d’huile a commencé à monter dans le flacon et, alors qu’il n’y avait en réalité qu’une infime quantité d’huile, chaque jour le miracle se reproduisait. Ainsi, la Menorah brûla pendant 8 jours sans discontinuer,le temps nécessaire pour presser les olives et fabriquer une nouvelle huile pure destinée au service du Temple.

Rappelons que la tradition biblique du chandelier commence au mont Sinaï, après la révélation de D.ieu aux Hébreux et la divulgation de la Torah. Au chapitre 25 de l’Exode, Dieu demande à Moïse de réaliser un chandelier d’or pur, d’une seule pièce, chandelier devant être placé dans le Saint (ou Sanctuaire) de la Tente du Rendez-Vous dans le désert, pour témoigner de la relation permanente et réciproque entre Dieu et son peuple. Il faut savoir que  le Saint des Saints de la Tente, espace contigu au Sanctuaire, mais secret et interdit, abritait les tables de la loi ainsi que les chérubins entre lesquels on pensait que la Présence divine se déployait. Sur le plan historique, la Menorah est restée allumée pendant une période de plus de15 siècles, à l’exception de trois interruptions, lors de son vol par Nabukhanetsar, après le destruction du 1er temple, lors de l’exil des Judéens à Babel qui a duré 48 ans et lors de la profanation du 2ème Temple par Antiochus Epiphane, pendant 11 ans.

Le rav Pitoun nous précise que chaque première goutte de chaque olive était spécialement prélevée pour la Ménorah et que les olives servant à la fabrication de l‘huile provenait de la région du Goush Khalav, où vivait la tribu d’Acher* bénie par Hachem et où il y avait abondance d’oliviers. Cette région était située à 4 jours de voyage de Jérusalem. Là-bas, les fruits étaient énormes – environ 30g  pour une olive ce qui est énorme !) La lumière était donc annonciatrice de la victoire qu’elle aurait en ces temps-là sur les ténèbres. Ce n’est cependant qu’un an plus tard, qu’on inaugura la fête de ‘Hanouca le 25 kislev (le 24 kislev au coucher du soleil – début du jour juif) date hébraïque, qui correspond généralement au mois de décembre.

Depuis cette époque à cette période de l’année, chaque jour à la tombée de la nuit, dans les maisons juives,  on allume une bougie ou un chandelier à 8 branches appelée ” ‘hanoukia”, (parfois munie d’une 9e branche pour mettre le “chamach”, qui sert à allumer la ‘hanoukia) et ce, jusqu’au 8ème jour. La maison, qui, pour le Juif pratiquant se doit d’être un “petit Temple” est alors, comme celui de Jérusalem avant sa destruction, illuminé.

Le premier jour on allume une flamme, le deuxième jour une seconde flamme, et chaque jour on rajoute une flamme, jusqu’au huitième jour, où brûleront huit flammes. On place le chandelier ou la ‘hanoukia généralement à l’extérieur de la maison, à côté de la porte d’entrée, à l’abri du vent ou bien encore derrière une vitre pour que les passants profitent de ces flammes. Cette lumière aide à se rapprocher de Celui qui est Lui-Même lumière, notre Créateur et on observe pendant une demi-heure chaque jour la flamme de la bougie ou de la mèche trempée dans l’huile d’olive pure. Il est d’usage d’observer la flamme pendant une demi-heure. Toutefois, on ne doit pas profiter de la lumière de la ‘Hanoukia pour lire, par exemple.

  Fête de Hanoucca au kibboutz Gan Shmouel, en 1984

Ainsi, lorsque nous allumons nos Menorote, que nous récitons les psaumes et chantons le hallel (les louanges) qui accompagnent cet acte, nous montrons que l’on peut être émerveillé, puissamment heureux et fier de cet esprit qu’évoquent les petites lumières de ’Hanouca. Nous fêtons certes la victoire militaire contre l’ennemi, grâce aux miracles du Tout Puissant, mais aussi cette gloire intérieure que le Juif a apprise et qui le rend imperméable à toute domination : être juif et célébrer le D.ieu Un ! Les femmes, plus habituées à vivre les grands événements d’une manière intime, ont peut-être mieux intériorisé le sens de la phrase que symbolisait la Menora de Zacharie (chap. 4, vers. 6) : “Ni par la puissance, ni par la force mais bien par Mon esprit, dit l’Eternel Tsévaote…

Sur le site Modia, nous apprenons que c’est notamment d’abord grâce aux mérites des Juifs pour construire le sanctuaire dans le désert que Haqqadoch Baroukh Hou a dit : « Comment les remercier ? Je leur donnerai la victoire sur les Hasmonéens » (middrache). Ainsi après de nombreuses batailles, toujours gagnées par les Juifs, la guerre ne prit fin qu’après 25 ans, avec beaucoup de pertes de part et d’autre. De guerre lasse les Grecs durent abandonner l’idée de soumettre les irréductibles Hébreux.

* Pourquoi la tribu d’Acher était elle bénie en fertilité du sol ? Pendant 22 ans, Yaakov a refusé la consolation pour le deuil de son fils, Yossef hatsaddiq. (Les 10 fils de Yaacov ayant vendu leur frère à des égyptiens et ayant fait croire à leur père qu’il avait été dévoré par une bête sauvage), pris de peur en voyant que leur père ne se consolait pas de la perte de son fils Yossef. Or, Acher avait une fille nommée Sera’h, la seule femme, avec Yo’heved, la mère d’Aaron, de Myriam et de Moïse, dont le nom ait été mentionné parmi les enfants des douze Tribus, petits-enfants de Jacob. Son mérite a dû, en conséquence, être bien grand. En effet, Sera’h, qui  était prophétesse, toute jeune encore, avait été élevée auprès de Jacob et se distinguait des autres enfants par une conduite parfaite et un grand amour de D.ieu et une bonté qu’elle témoignait à tous ceux qui l’entouraient. Elle avait entendu une voix annoncer que son oncle Yossef était encore vivant et qu’il gouvernait l’Egypte. Elle se rendit donc auprès de son grand-père Yaakov et par égard pour son grand âge, au lieu de lui annoncer la nouvelle brutalement, elle lui chanta un pyiout, (chant religieux) accompagnée de sa harpe, dont elle s’était abstenue de jouer en présence de son grand-père, car pendant les quelque 22 années depuis la disparition de Yossef, Yaacov portait le deuil de ce fils si regretté. Mais les paroles chantées par la jeune fille annonçaient que Yossef était encore vivant et habitait en Egypte “Yossef est vivant ; il gouverne toute l’Egypte…” C’est ainsi que Yaacov descendit en Egypte et retrouva son fils bien-aimé. Or, Acher ayant signé le contrat, comme ses 9 autres frères, qui disait que celui qui dénoncerait le fait que Yossef était encore vivant serait excommunié d’entre les tribus (celle de Benyamin exceptée), ses frères ne le curent pas lorsqu’il affirma ne pas avoir dénoncé le fait et l’excommunièrent. Or, il se trouve qu’une des règles d’interdiction de l’excommunication est de s’enduire avec de l’huile. La tradition avait gardé le fait qu’Acher avait dénoncé. Le dernier jour avant la mort de Moïse, celui-ci fit une bénédiction à chacune des tribus et il adressa à la tribu d’Acher réhabilite ce dernier. “Acher doit être béni en enfants, car l’excommunié n’a pas le droit de pratiquer l’intimité conjugale.” Moïse prouva par là qu’Acher était innocent et devait être réhabilitée auprès de ses frères. Ainsi sa tribu fut réhabilitée et Moïse annonça qu’il revenait par conséquent à la tribu d’Acher le droit d’avoir le mérite de tremper ses pieds dans l’huile. C ‘est pourquoi la région du Goush Khalav,  la terre d’Acher fut bénie en fertilité.

La lumière et l’habit de l’âme

‘Hanouca est source de symboles ; en effet, dans la mystique juive, la lumière a un rôle symbolique fondamental. Deux des aspects les plus classiques de ce symbolisme de la lumière sont : l’âme et la Torah, cette dernière étant comparée à la lumière : Car la mitsva est lampe et la Torah est lumière” (Prov.6:23) Quant à l’âme, elle est comparée à une lampe: Elle est lampe de D-ieu, l’âme de l’homme”. (Proverbes 20:27), la racine “Ner” que contient le mot “menorah” signifie aussi bien feu que lumière et” Ner” désigne à  la fois l’âme et la Mitsva.

Le symbole de la lumière est facile a comprendre, car elle est de l’ordre du réel et du symbole, elle est immatérielle et matérielle. Elle se trouve, de ce fait, à la frontière de deux univers. C’est pourquoi la Bible établit une différence entre la Torah, au sens de la loi du monde, et le commandement en se référant à 2 formes de lumière : la Torah, symbolisée par la lumière générale et la mitsva, sous la forme de la lumière en particulier. On pourrait traduire “La mitsva est flamme et la Torah, lumière“. L’existence de la mitsva en tant que lampe dépend de l’homme; il peut ou non l’allumer ; en revanche, l’existence de la Torah ne dépend de personne.

Nous venons de voir que la mitsva et l’âme portaient le même nom : Ner (flamme ). Or, une lampe est constituée de plusieurs éléments, elle est l’ustensile qui unit divers éléments et leur permet ainsi de fonctionner, la lampe peut dans ce cas symboliser le corps. La lampe est composée d’huile, d’une mèche et enfin d’une flamme. La fonction de la mèche est essentielle : c’est elle qui transforme l’huile en feu. Si nous admettons que la mèche représente l’âme et l’huile notre existence matérielle, on comprend quelle est la véritable fonction de l’âme : elle est une courroie de transmission qui assure la liaison entre l’huile et la flamme. L’âme présente dans l’homme, incarnée dans la personne est la mèche sans laquelle rien ne peut se passer. Tout comme le corps a besoin de calories, l’âme, pour subsister, a besoin d’énergie. Celle-ci lui est fournie par l’huile des commandements.

Brûler de l’huile pour en faire une flamme, c’est précisément mettre en
oeuvre le processus qui transforme le matériel en immatériel, l’immanence
en transcendance. L’huile est une réserve d’énergie qu’il faut libérer pour en faire du feu. A cet effet, il faut passer par la médiation de la mèche… Les mitsvote sont a priori aussi opaques que de l’huile inerte; elles sont l’expression de la volonté de D.ieu, qui est formulée dans la Torah sans y être expliquée ni motivée : sans lumière. Mais si l’âme humaine (la mèche) sait faire brûler l’huile, elle en extraira l’essence de la lumière divine. La fonction la plus authentique des commandements est d’habiller l’âme pour la préparer à la vie éternelle. Ici, la lumière devient le tissu, la matière première du monde futur. Cette conception est fondamentale dans la mystique juive : le passage de l’âme dans la vie terrestre va lui apporter cet indispensable “plus” que les Rabbins appellent le vêtement. Ce vêtement c’est la mitsva. Sans elle, sans ce tissu que l’âme a tissé autour d’elle tout au long de son passage sur terre, l’âme reviendrait nue au jardin d’Eden. Les mitsvote constituent donc un habit protecteur. Or, l’âme nue est incapable de percevoir la lumière divine et d’en jouir, alors qu’elle n’a été créée que pour cela. Ainsi, tout comme l’huile de la mitsva s’est transformée en lumière, l’âme de l’homme peut ainsi devenir lumière de D.ieu.

Miracle quotidien

« Ni par la puissance, ni par la force, mais bien par mon esprit ! – dit l’Eternel-Cebaot. » (Zacharie 4 6)

Un Rabbin, rabbi Bonnie Lee Leavy nous rappelle qu’il est important de ne pas oublier que c’est souvent par les hommes que les miracles arrivent.
Notre génération comprend si bien la physique, l’ingénierie, la chimie et la médecine que le miracle semble appartenir au passé, à des sociétés moins sophistiquées. Et pourtant, il y a encore tant de choses que nous ne comprenons pas. Nous avons une bénédiction du pain qui dit : « Béni es-Tu, Seigneur notre Dieu, Roi du monde, qui fait sortir le pain de la terre. » Pourtant, Dieu ne fait pas littéralement « sortir le pain de la terre », ce sont bien les hommes qui s’y attellent. Avant d’écrire cet article, il m’a fallu repenser à mes propres miracles de ‘Hanouca. Il se trouve qu’un des miracles de ma vie décore en permanence le mur de ma salle à manger sous la forme d’une tapisserie merveilleuse représentant la bénédiction des bougies de ‘Hanouca. Les paroles sont entourées de fleurs aux couleurs vives, rouges, dorés et bordeaux, et d’un beau feuillage entrelacé qui rappellent les enluminures des manuscrits anciens. Cette tapisserie représente sûrement des heures, des semaines et des mois d’un travail minutieux. En-dessous de l’hébreu et de la bénédiction apparaît simplement : “Fait pendant le mois de Kislev” par maman (ma mère). Cette tapisserie témoigne de merveilles que nul mot ne peut décrire.”

   Judith tenant la tête d’Olophern, par Marco Palmezzano ___________________________________________________________________

Judith l’Hasmonéenne

L’une des héroïnes assez mal connues de l’histoire de ‘Hanoucca une jeune femme du nom de Yéhoudit (Judith).  Quand elle se rendit compte du danger qui guettait son peuple, d’un côte le danger physique que présentaient les occupants gréco-syriens aux portes du pays, et d’autre part le danger spirituel qu’aurait représenté la chute de Jérusalem, elle conçut un stratagème. L’acte d’héroïsme que Judith a accompli aura laissé un souvenir impérissable dans la mémoire du peuple juif. Cette jeune femme, veuve de Manassé, un riche citoyen juif.. L’acte d’héroïsme qu’a accompli Judith aura laissé un souvenir impérissable dans la mémoire du peuple juif.Le “Midrach Hanouca” raconte que les grecs avaient commencé par décréter que tout celui qui pouvait fermer la porte de sa maison à clef devait être exécuté par le glaive, pour que les juifs n’ait pas de domaine délimité et ferme et pour que les juifs soient gênés de manger ou de boire et d’avoir des relations sexuelles, les grecs voulaient frapper les juifs dans leur dignité. Les juifs ont supporté ce décret pendant trois ans, quand les grecs ont vu que les juifs avaient supporté ce décret, ils ont fait un autre décret qui disait que tout juif qui avait un taureau ou un agneau, devait graver dessus “qu’il n’a pas de part dans le D.ieu d’Israël” , le but de ce décret était d’empêcher les juifs de pouvoir labourer un champs, ou de manger de la viande ou de boire du lait. Quand les juifs ont entendu ce décret ils ont eu une grande peine car ils ne voulaient pas renier leur D.ieu Puis D.ieu a fait un miracle et toutes sortes d’oiseaux et d’animaux cachères venaient chez les juifs, (puisque leurs maisons n’avaient plus de porte), pour que les juifs puissent les manger.Lorsque les grecs ont vu que les juifs pouvaient supporter ce décret, ils ont dit “toute femme qui va au Mikvé (bain rituel) devra être tuée”, pour que les juifs ne puissent pas avoir de rapports avec leurs femmes. Mais D.ieu a fait un miracle en faisant venir des sources souterraines sous les maisons des juifs, ce qui permettait aux femmes juives d’aller au Mikvé en cachette. Lorsque les grecs ont vu que les juifs pouvaient supporter ce décret, ils en ont fait un nouveau qui disait que toute femme vierge qui se mariait devait d’abord se faire dépuceler chez le gouverneur, à cause de cela les femmes juives ne se mariaient pas et les grecs se moquaient d’elles.Mais les juifs ont tenu ce décret pendant 3 ans et 8 mois, jusqu’à l’histoire de Judith, qui devaient se marier avec Eliezer Hasmonai. Elle était la descendante de Simon le Juste, l’un des derniers membres de la Grande Assemblée, qui avait 3 fils : Chimi, ‘Honyo et Yo’hanan. Le plus jeune des fils, le Cohen Gadol Yo’hanan, fut élevé par le Tana Antigone. Il habitait So’ho. Son fils était Mattatias l’Asmonéen, qui eut lui-même 5 fils : Chimeon, Yo’hanan, Yehouda, Jonathan et Eléazar. Ils furent appelés les Maccabées parce que leur étendard portait les lettres Mem, Kaf, Beit et Youd, initiales des mots du verset  «Mi kamokha Baelim YHVH ? » (Qui est comme Toi parmi les puissants, oh Seigneur ?) (Exode 15). Le Cohen Gadol Yo’hanan avait également une fille prénommée Yehoudit (Judith), grâce à qui eut lieu un grand miracle.Les Hasmonéens levèrent l’étendard de la révolte contre les Grecs 212 ans après la construction du Second Temple, en l’an 3 621 de la création du monde,  en – 140 avant l’ère commune.Le Midrach ‘Hanoucca dit que lors de son mariage elle s’est déshabillée, et elle s’est mise nue devant tous les invités. Ses frères voulurent la tuer, alors elle dit “vous pensez que je manque de pudeur! et c’est pour cela que vous voulez me tuer!, alors que le général grec va me violer et vous ne faites rien, vous auriez du prendre exemple sur Shimon et Levy qui n’étaient que deux, (alors que vous êtes cinq), et qui n’ont pourtant pas eu peur de détruire toute une ville pour sauver leur sœur”. Les frères ont pris leur soeur et ils sont allés voir le gouverneur grec en lui disant:” notre soeur c’est la fille du grand prêtre, l’homme le plus important du pays, tu n’es pas assez important pour la dépuceler il faut que ce soit le roi qui la dépucelle !, alors Judith est allée trouver le roi. Lorsque Judith s’est retrouvée seule avec lui elle lui a coupé la tête, et c’est ainsi que la guerre a commencé. (Otsar Hamidrashim p195, Midrach Hanouca). Cette version implique que Judith ait décapité le roi Nabuchodonosor lui-même.Il existe une autre version de l’histoire de Judith. Lorsque Nabuchodonosor II, roi d’Assyrie, envoya le général syrien Holopherne châtier les peuples de l’Ouest parce qu’ils avaient refusé de le soutenir dans la guerre qu’il a menée contre le roi de Perse Arphaxad (cf. Judith I). Après avoir pillé, tué et ravagé dans tout le Proche Orient, Holopherne assiège Béthul, une ville juive de Judée, au bord  de la plaine d’Esdrelon (probablement Massalah) qui barre un passage dans les montagnes de Judée. Comme l’eau venait à manquer, les habitant étaient sur le point de se rendre, mais pour sauver son pays, Judith, d’une extraordinaire beauté, prend la décision de sauver la ville. Avec sa servante et des cruches de vin, elle pénètre dans le camp enemi du général Holopherne: celui-ci, fappé par sa beauté, l’accueillit et l’invita à un repas…
Holopherne, avait donc investi la ville à la tête d’une puissante armée. Lorsqu’il prenait une ville et l’occupait, il avait coutume de n’épargner personne, sans considération de sexe ni d’âge. Il n’y eut donc rien d’étonnant à ce que les Juifs assiégés de Béthul aient lutté avec le courage du désespoir.  L’ennemi finit par se résoudre à un siège de longue durée. Les vivres et les réserves d’eau furent épuisées trop vite et la force des assiégés déclina. Les habitants se rendirent en foule sur la place du marché pour exiger du commandant de la place, Ouzi, et des Anciens, qu’ils ouvrent des négociations avec Holopherne, en vue de la capitulation. Après bien des efforts, cependant, Ouzi et les magistrats obtinrent de la population un délai de cinq jours, pendant lesquels, disaient-ils, le secours de D.ieu pouvait encore intervenir.Lorsque la foule se fût dispersée, une femme animée d’une grande foi et d’une grande énergie demeura sur place, comme enracinée, plongée quelle était dans de profondes réflexion. Elle bougea, mais au lieu de rentrer chez elle, elle se présenta comme une conseillère pour l’aider dans sa campagne contre les Juifs. elle alla hardiment voir Ouzi et les Anciens auxquels elle tint ce langage :- « De quel droit mettez-vous D.ieu à l’épreuve en lui donnant une sorte d’ultimatum ! Si vous avez la Foi, de quel droit fixez-vous une date extrême à Son intervention ? Et ne savez-vous donc pas que de se livrer au pouvoir d’Holopherne est pire que la mort ? »Ouzi et les Anciens prêtèrent une oreille attentive aux reproches que leur formulait ainsi Judith, fille du Cohen Gadol Johanan que, depuis plusieurs années déjà, elle pleurait, retranchée volontairement de la vie publique et consacrant son existence à la piété et à la ferveur, à la charité et à la réflexion. Séduit par son intelligence et aveuglé par sa beauté, Holopherne accepta son plan. » Tu as raison, ma fille !, dirent-ils dans un profond soupir de détresse. Mais pour l’heure, une pluie diluvienne, qui remplirait nos citernes, pourrait seule écarter la fatalité. Le peuple meurt de soif. Prie, Judith ! Peut-être le Tout-Puissant exaucera-t-Il tes supplications ? »– « Prier ? Voilà ce que nous devons faire tous ! répliqua Judith ; mais sans, pour autant, abandonner l’espérance. J’ai conçu un plan de manœuvre que je m’en vais vous soumettre. Peut-être est-ce par mon intermédiaire que D.ieu fera notre salut à tous. Autorisez-moi et ma servante à quitter la ville, et j’irai chez Holopherne ! »- « Comment, Judith ! » se récrièrent-ils. « Sais-tu ce que tu dis et à quoi tu veux t’exposer ? Ton honneur et ta vie sont en jeu ! Un espoir si ténu vaut-il un tel sacrifice ? »– « D.ieu a fait le salut un jour par Yaël, la femme de ‘Hever, et a livré Sisséra au pouvoir d’une faible femme ! » répliqua fièrement Judith.Rien ne put ébranler sa détermination. En vain, les Anciens et le haut commandement militaire s’efforcèrent-ils de la dissuader. Vaincus par la résistance opiniâtre qu’elle opposait à leurs arguments, ils finirent par se résigner et lui accordèrent leur bénédiction. Judith quitta la cité, revêtue de ses plus beaux atours, qu’elle n’avait plus portés depuis la mort de son époux. Un voile épais couvrait son beau visage. Sa servante l’accompagnait, portant sur la tête un panier tout rempli de pains et de fromages, avec, en sus, quelques bouteilles de vin fort et vieux.Le soleil, déjà, s’était caché derrière les montagnes, et les deux femmes poursuivirent leur route en murmurant une prière. Bientôt une sentinelle avancée de l’ennemi les interpella. Mais d’une voix sans réplique, Judith lui dit : « Nous apportons des informations au général ! Conduisez-nous immédiatement auprès de lui ! » Holopherne fut impressionné par le charme qui se dégageait de Judith. Cependant, il la questionna:  » Qui es-tu ? Dans quel but viens-tu me voir !»– « Je viens de Béthul, je puis te dire comment prendre la ville ! » répondit Judith.Puis elle dit qu’elle connaissait de réputation la valeur militaire d’Holopherne et qu’elle était venue à lui dans l’espoir qu’elle aurait ainsi la vie sauve.« –En ce qui concerne la ville assiégée », conclut-elle, « la vie y est devenue insupportable, car les gens ont faim, et soif, surtout. Cependant, leur Foi est demeurée ferme, et tant qu’ils la garderont intacte, vous ne pourrez pas prendre la ville d’assaut. Mais les réserves d’aliments licites sont épuisées. Bientôt, ils ne pourront plus s’abstenir de se nourrir de bêtes impures. A partir de ce moment, la colère divine s’acharnera sur eux et livrera leur cité en votre pouvoir. J’ai convenu avec les sentinelles de venir les voir chaque soir en secret après la tombée de la nuit, pour prendre des informations sur l’évolution de la situation. Serait-il possible de leur garantir la vie sauve pour le jour où la ville tombera ? »Intéressé d’une part, charmé d’autre part par la beauté et le maintien altier de cette inconnue, Holopherne acquiesça et donna l’ordre aussitôt à ses hommes de laisser Judith et sa servante aller et venir hors du camp chaque soir après la tombée de la nuit.« Si tu dis la vérité et m’aides à prendre la ville, je ferai de toi ma femme ! » dit-il à Judith.Mais Judith, chaque soir, quand elle se rendait auprès des assiégés, les exhortait au courage et à la persévérance, faisant informer Ouzi que le succès de sa première démarche autorisait tous les espoirs.Le troisième soir, Holopherne convia la « transfuge » à un tête-à-tête sous sa tente et interdit à ses hommes de le déranger sous n’importe quel prétexte.  Une table était dressée sous sa tente seigneuriale, chargée de mets les plus appétissants et de vins les plus rares. Mais Judith les déclina, tenant essentiellement, insista-t-elle, à se nourrir des aliments qu’elle avait elle-même préparés et apportés. Or, les fromages de Judith avaient certes bon goût, mais ils étaient fort salés ; quant aux vins qui les accompagnaient, tentateurs pour la soif ravivée du conquérant, ils étaient vieux et forts.

Luca Giordano « L.Giordano, « Le triomphe de Judith »

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L’ivresse vint vite, puis la torpeur, et Holopherne partit au royaume des rêves. « Donne-moi la force ! juste cette fois-ci ! » pria Judith, usant de la formule même que Samson avait rendue inoubliable. Puis, faisant appel à tout son courage, elle prit l’épée du général et l’en frappa de toutes ses forces. Halopherne, ainsi, perdit définitivement… sa tête. Cette tête, Judith l’enveloppa dans son voile et, peu de temps plus tard, quitta le campement en compagnie de sa servante et, mine de rien, alla vers la ville, faisant semblant d’agir comme aux soirs précédents. Mais, cette fois-ci, elle demanda aux sentinelles de la faire entrer et elle se rendit sur-le-champ chez Ouzi, lui montrant le cadeau qu’elle lui avait apporté.  Sans perdre de temps à écouter de vains éloges, elle interrompit l’enthousiaste et dit au commandant « Nous n’avons pas de temps à perdre ! Donne immédiatement l’ordre de partir à l’assaut. Les soldats d’Holopherne vont perdre la tête lorsqu’ils courront avertir leur chef et le trouveront… sans tête. Dans leur désarroi, il est probable qu’ils prendront la fuite, et la victoire sera nôtre. » Il en fut fait ainsi et les prévisions de Judith se réalisèrent. L’acte de Judith provoca la fuite de l’armée syrienne privée de son général et la ville de Béthul put à nouveau respirer, grâce à la bravoure et à la Foi d’une « faible » femme.

(Sources : Aish.fr – Landkaart – Conversations avec les Jeunes – Lamed –Rav et dayan Ariel Aviges, Chiour Aviges – ‘Hanoucca, aux Edition Peylim « Yad-Laa’him »)

Sandro Botticelli « Le retour des Judith vers Bethoul » ________________________________________________________

Coutumes de ‘Hanouca

‘Hanouca, c’est aussi la fête des enfants, qui peuvent recevoir un petit cadeau chaque jour de la fête. A cette période, il est de coutume de manger, par exemple, des “latkès” (pommes de terre râpées croustillantes et dorées que l’on fait frire également dans l’huile d’olive) ainsi que des beignets fourrés à la confiture appelés soufganyiote”.

A ‘Hanoucah les enfants jouent avec une petite toupie en bois à 4 faces
appelée “sevivone”, (en hébreu) ou “dreidle” (en yiddish).
Chaque face est marquée d’une lettre en hébreu, qui forment ensemble l’acronyme de la phrase : Nes Gadol Hayah Sham “un grand miracle a eu lieu là-bas” (en diaspora) etNes Gadol Hayah Po “un grand miracle a eu lieu ici” (en la terre d’Israël). Pour la mise, on choisit généralement des bonbons et chacun joue à tour de rôle. Si la toupie tombe sur la lettre נ “nun”, c’est un tour pour rien, ש “shin”, on ajoute une friandise au “pot”, ה “hé”, on gagne la moitié du “pot” et la lettre ג “guimel”, on rafle la mise.

La tradition nous enseigne que cette pratique se fait en référence aux Juifs sur qui pesait l’interdit de leur religion par  Antiocos VI . Pour éviter d’être punis par les soldats qui les surprenaient, les enfants prétextaient jouer à la toupie. Il s’agit d’une toupie à 4 faces, chacune frappée d’une lettre :

  1. נ Noun
  2. ג Guimel,
  3. ה He,
  4. ש Chin – (En Israël, c’est un פ-pé à la place du chin)

sevivone (toupies) pour Israël et pour la diaspora

L’un des enseignement du Rav Léon Eskenazi sur ‘Hanouca, qui parle au
nom du Maharal : « Eduque le jeune selon son chemin, de sorte que même lorsqu’il vieillira, il ne s’en écartera pas. »

1er sens (pschat) Pour que l’éducation soit réussie, il faut qu’elle suive le tempérament de l’enfant : « Eduque l’enfant selon sa voie ». Alors quand il inaugurera le fait de se comporter dans la vie, (l’éducateur n’ayant plus rien à voir avec l’éduqué), il ne s’écartera pas de cette voie ; évènement irréversible. Car l’enfant doit être respecté dans son « moi ». Il n’a plus besoin de lui.

2e sens, plus profond : Même lorsqu’il deviendra « zaken » (adulte) il ne s’écartera pas de cette voie éducative. L’éducation ne réussit que quand l’enfant est devenu adulte : mature. Si l’éducation a réussi, la personne continuera dans la voie de cette éducation et il continuera à s’éduquer lui-même dans ce sens.’Hanouca signifie ici inauguration et éducation. Pour reporter ceci au niveau d’Israël, il restera toujours hors de portée des Grecs. Ainsi il y a eu deux enjeux dans l’évènement de ‘Hanouca : 1/ La vraie inauguration de l’identité hébraïque qui eut lieu alors, 2/ La lutte contre les hellénisants (membres d’Israël qui ont accepté la culture grecque).

D’une manière générale, le Juif ne change pas, même si autour de lui tout change. On l’a bien vu avec l’histoire de Joseph en Egypte. Bien que Pharaon l’ai nommé vice-roi d’Egypte, il s’affirme dans son identité d’hébreu qui occupe le trône. Il n’a pas trahi ce qu’il était pour devenir le second du pharaon et prépare déjà le chemin de la libération du peuple, car l’épreuve redoutable de l’exil est précisément de ne pas subir de transformation. C’est également cet esprit qui anima les Hasmonéens lors de la révolte contre les Grecs. Il refusaient un judéo-hellénisme et se sont battus contre l’assimilation, même partielle parce qu’ils voulaient rester juifs, intégralement. C’est cette détermination q’’a salué le miracle de la fiole d’huile, la lumière n’ayant pas vacillé mais au contraire, pendant ces 8 jours, elle est restée pleine et entière, comparable à cette flamme que tous les vents du monde tentent d’éteindre, que les ouragans risquent de transporter, mais qui reste immobile, fière et sûre, se nourrissant de son propre feu, cette flamme, c’est la flamme d’Israël.

Comment relier les fêtes de Souccote et de ‘Hanouca

Le Dr Debora Weissman nous dit que dans la Michna, la fête associée à la lumière est Souccote… “De toutes les cours de Jérusalem sans exception, émanaient les lumière de Beit HaShoeva. Les hommes pieux et travailleurs dansaient devant elles, des torches enflammées à la main.” Mais quel est le rapport avec ‘Hanouca ? La réponse se trouve dans le 2e livre des Maccabées. Il y est écrit que pendant la révolte des Maccabées, le Temple ayant été souillé, on ne pouvait plus y célébrer Souccot. Quand ils sont finalement venus à Jérusalem et qu’ils ont purifié le Temple, ‘Hanouca fut en fait célébré pour la première fois à Souccot pendant le mois d’hiver de kislev – fête de 8 jours qui, en d’autres termes, loue et rend grâce à D.ieu avec les 4 espèces
(le palmier, le cédrat, le myrte et le saule de rivière) qui pouvaient être
trouvés en hiver. On peut dire que le processus de cristallisation de la fête
de ‘Hanouca, comme entité séparée, a pris du temps. Mais les 4 espèces furent replacées à tichri comme il se doit, intégrées à une célébration de la moisson automnale. Ce qui est resté avec ‘Hanouca, c’est le thème de la lumière. Pendant tichri, alors que les jours et les nuits sont de durée égale, que la première nuit de Souccot est la nuit de la pleine lune, le thème de la lumière a moins de sens, il correspond moins à un besoin vital. Quand est-il cependant essentiel ? Au moment du solstice d’hiver, quand on peut à peine supporter des jours si courts et des nuits si longues. Puisque la première nuit de ‘Hanouca est le 25ème jour du mois lunaire, ce n’est pas seulement le temps le plus obscure de l’année (dans l’hémisphère nord) mais aussi le temps le plus obscure du mois. C’est pourquoi nous allumons les bougies de ‘Hanouca et contribuons à restaurer la lumière dans le monde. Dans ce sens, les différents groupes qui interprètent ‘Hanouca différemment pourraient en fait dire que ‘Hanouca symbolise leurs valeurs ultimes, celles qui sont pour eux sources de lumière et d’espoir, ou encore, comme le suggère le Rav Kook, la personne juste ne maudit pas l’obscurité ; elle choisit plutôt d’allumer des bougies pour répandre la lumière.

‘Hanouca contemporain

(Ci-dessous, voici un extrait du discours du rabbin en chef des Forces de Défense Israéliennes, Shlomo Goren, adressé aux soldats depuis le Mur Occidental, en juin 1967, après la conquête de Jérusalem Est) :

Bienaimés soldats du peuple d’Israël, auréolés de valeur et de victoire ! Que D.ieu vous bénisse, vaillants soldats. Je m’adresse à vous depuis le Mur Occidental, reste de notre Saint Temple. “Consolez, consolez mon peuple, dit votre D.ieu” (Isaïe, 40:1). Voici venu le jour que nous attendions, soyons heureux et réjouissons-nous de Son salut. Le rêve de toutes les générations vient de se réaliser sous nos yeux. Vous, héros des Forces de Défense d’Israël, venez de délivrer la Ville de D.ieu, le site du Temple, la Montagne du Temple et le Mur Occidental – symbole de la rédemption messianique du peuple Juif. Aujourd’hui, vous avez accompli le voeu de générations entières : “Si je t’oublie jamais, Jérusalem, que ma droite me refuse son service.” ” (Psaumes 137:5Et c’est Votre main droite, la main de D.ieu qui a forgé cette libération historique… Chers Soldats, fils bien-aimés de votre peuple ! C’est à vous qu’est revenu le plus grand privilège de l’histoire juive… Au nom de toute la communauté d’Israël et de la diaspora, c’est avec la plus grande joie que je vous dis : “Soyez bénis, Seigneur notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous avez maintenus en vie, soutenus et conduits à ce jour.”

Nous vivons actuellement une période obscure, et l’obscurité peut parfois paraître si épaisse qu’on peut avoir l’impression que rien ne peut parvenir à la percer. C’est ainsi qu’elle peut régner sans partage sur les esprits et les cœurs au point de parvenir à refouler la réalité jusque dans les confins de la conscience. Nombreux sont ainsi les évènements qui, malgré la clarté de leurs enseignements, sont interprétés à l’inverse de l’évidence dont ils sont porteurs. Pour tous les hommes que la nuit des âmes et des intelligences indispose, c’est une expérience douloureuse. Pourtant, voici revenu le mois de Kislev, le mois où d’abord spirituellement, l’ombre recule avec la fête de ‘Hanoucca et sa lumière, qui redonne à cette période de l’année les couleurs de l’espoir et de la vie.  La période de ‘Hanouca est un temps de ressourcement, un mois où rien ne peut remettre en cause la puissance et la grandeur de la lueur qui monte. Certes, en une époque de bouleversement, alors que le monde fait déferler toutes les formes du malheur des hommes et que la vérité et l’honnêteté semblent remisées pour longtemps au magasin des accessoires, ce n’est pas à une vision de lumière que nous sommes invités. Pourtant, la lumière est là présente, juste à la limite du regard. Elle grandit de jour en jour et laisse présager sa victoire éternelle. Car les choses sont ainsi faites : devant le jour qui se lève, la nuit ne peut que reculer. Il se trouve que nous sommes les acteurs de ce changement infini qui peut nous permettre de trouver la sérénité et l’harmonie. Nous pouvons être les hommes de la lumière qui font surgir, au cœur du monde, le bonheur de tous. Nous en possédons la clé. Vivre Kislev et ‘Hanouca n’est-il pas aussi une affaire de regard ? Quand un Juif se trouve en exil, même quand il accomplit le service de D.ieu qui lui incombe de « faire pour D.ieu une demeure ici-bas », il ne peut pas être satisfait, car il est en exil ! «Juif» et «exil» sont deux notions radicalement contradictoires ! Il s’ensuit que, quand un Juif est en exil, il est dans un état où «il languit après la maison de son père».

Conclusion

Le Rav Léon Eskenazi (Manitou) nous dit que, selon l’enseignement du Rav Cook, à l’instar de la lutte des Makabis contre les Grecs, quand le Cantique des Cantique nous dit : « Ma sœur, mon aimée, ma colombe, ma parfaite… » on veut nous enseigner que « ma sœur » se réfère au temps de l’exil de Babylone, « mon aimée » au temps de la Perse, « ma colombe » se réfère au temps de la Grèce et « ma parfaite » au temps de Rome, où nous sommes encore actuellement. Aujourd’hui Israël est parfait au niveau individuel, mais pas encore au niveau collectif et les pires ennemis d’Israël sortent d’Israël lui-même. Dans les générations où se produit quelque chose d’analogue à ce que les Grecs voulaient faire, on veut imposer ses propres valeurs au peuple juif. Dans le véritable enjeu que représente ‘Hanouca, la lutte contre les mitiaonim, (la Grèce, donc la mentalité grecque) n’est donc pas encore achevée… » Mais l’espoir est grand, car les Juifs qui luttent courageusement, inlassablement, sans se décourager, afin que la lumière arrive à percer le chaos et les épaisses ténèbres dans lesquels nous vivons aujourd’hui, induits par l’action conjointe d’Ichmaël et d’Edom sont chaque jour plus nombreux et finiront un jour, par leur action positive, par transformer le monde.

Hanouca : Un regard de lumière

Cette période de l’année a toujours des accents bien mélancoliques : l’obscurité paraît toute puissante et les jours n’en finissent pas de raccourcir. L’horizon semble bouché par une grisaille presque omniprésente et, quand, enfin, le soleil paraît, il ne diffuse qu’un froid cruel. Tout cela n’est certes que réalité physique, simple constatation météorologique liée aux rythmes climatiques que l’homme connaît d’aussi loin que porte sa mémoire. Cependant, c’est une idée classique : le monde matériel est aussi – voire d’abord – l’expression d’une réalité spirituelle qui le sous-tend. C’est dire que, lorsque le froid et la nuit dominent, le risque existe de laisser glisser notre cœur et notre esprit sur cette pente facile. Le risque existe de laisser l’engourdissement de l’attente envahir notre âme. C’est justement dans cette épaisseur de la nuit que la lumière naît et c’est le mois qui commence qui en est le porteur ; il s’appelle Kislev. Ce nom résonne déjà comme un cri de victoire : ne nous rappelle-t-il pas ‘Hanouccah, fête des lumières, et le 19 Kislev, Roch Hachana de la ‘Hassidout ? Mais surtout, il est cette période où le jour démontre qu’il est, par nature, l’inévitable vainqueur des forces de l’ombre. Plus encore, parce qu’elle surgit de la nuit, la lumière est plus puissante qu’à l’accoutumée. Elle est ainsi à même de briser toutes les limites, de chasser jusqu’à l’obscurité la plus profonde. Chacun est, à présent, comme le témoin d’un prodige. Chacun voit poindre ce surprenant éclat, annonciateur de renouveau. Comme toutes les créatures, l’homme vit dans l’espace et dans le temps. Ces deux éléments définissent tant son existence qu’il ne peut pas ne pas en ressentir l’influence. Mais aussi, parce qu’il est le couronnement de la création, il ne peut pas ne pas choisir d’être l’acteur du changement plutôt que son spectateur ou sa victime. Si l’obscurité et le froid sont grands alentour, si une lumière apparaît, c’est aussi parce que l’homme possède tout cela en lui. Il est cet être qui peut susciter froideur ou enthousiasme, lumière ou obscurité, en lui-même, dans son entourage et, plus largement, dans l’ensemble du monde. En ces matières, pouvoir c’est déjà devoir. C’est ainsi que, jour après jour, nous construisons un monde de lumière jusqu’à ce que la venue du Machia’h nous introduise à la Lumière éternelle.

L’obscurité de l’époque paraît parfois si épaisse que rien ne parvient à la percer. C’est ainsi qu’elle peut régner sans partage sur les esprits et les cœurs au point de parvenir à refouler la réalité jusque dans les confins de la conscience. Nombreux sont ainsi les évènements qui, malgré la clarté de leurs enseignements, sont interprétés à l’inverse de l’évidence dont ils sont porteurs. Pour tous les hommes que la nuit des âmes et des intelligencess indispose, c’est là une expérience douloureuse. Pourtant, comme un grand rythme qui dépasse les soubresauts du quotidien, voici revenu le mois de Kislev. Dès son ouverture, il a apporté ce qu’il recèle depuis toujours : une lumière sereine. C’est là, en effet, ce qui le caractérise. Mois de la fête de ‘Hanoucca, il est celui où, d’abord spirituellement, l’ombre recule. Alors que nous n’en somme qu’à sa première moitié, son influence, déjà perceptible, redonne à la période les couleurs de l’espoir et de la vie. De fait, Kislev est ainsi un temps de ressourcement. Il est un mois où rien ne peut remettre en cause la puissance et la grandeur de la lueur qui monte. Certes, en une époque de bouleversement, alors que le monde fait déferler toutes les formes du malheur des hommes et que la vérité et l’honnêteté semblent remisées pour longtemps au magasin des accessoires, ce n’est pas à une vision de lumière que nous sommes invités. Pourtant, elle est là présente, juste à la limite du regard. Elle grandit de jour en jour et laisse présager sa victoire éternelle. Car les choses sont ainsi faites : devant le jour qui se lève, la nuit ne peut que reculer. Plus encore, celle-ci n’a pour désir profond que de s’effacer peu à peu. Nous sommes justement les acteurs de ce changement infini. Nous pouvons trouver la sérénité et l’harmonie reconquises. Nous pouvons être les hommes de la lumière qui font surgir, au cœur du monde, le bonheur de tous. Nous en possédons la clé. Vivre Kislev n’est-il pas aussi une affaire de regard ?

Savez-vous ce que représentent les lettres du mot ‘Hanoucca ? Par Jacques Kohn

Question : On sait que le mot ‘HANOUKAH qui s’écrit ‘Hèth-Noun-Vav-Kaf-Heh commence par un ‘Hèth dont la guématria est 8 et qui correspond aux 8 jours de la fête. J’ai vaguement entendu dire que chacune des lettres qui compose ce mot representerait un décret émis par les Grecs sur les choses qui voulurent interdire au Peuple juif, par exemple le ‘Hèth dont la valeur numérique est 8 symboliserait l’interdiction faite aux Juifs par les Grecs de pratiquer le Brit Milah, la circoncision. Qu’en est-il des 4 autres lettres? Quel pourrait bien être leur symbolisme?


Réponse : De nombreux rapprochements ont été opérés entre les lettres qui composent le mot «Hanouka » et les événements qui se rapportent à cette fête.

C’est ainsi que l’on a décomposé ce mot en « ‘hanou ko » : « Ils ont campé le 25 ( kislev ) ». De même, a-t-on fait observer, le 25ème campement des enfants d’Israël dans le désert a été ‘Hachmona ( Bamidbar 33, 29), allusion aux‘Hachmonayim (« Hasmonéens »).

S’agissant encore des Hasmonéens, on a fait observer que le mot ‘Hachmonayi se compose des cinq lettres correspondant aux interdictions édictées par les Grecs contre les Judéens : ‘heth ( ‘Houmach , c’est-à-dire l’étude de la Torah ), chine (observance du Chabbat ),  mèm ( mila ), noun ( nachim [« femmes]), c’est-à-dire le respect des fiancées juives), et yod (yarèa‘h [« lune »], c’est-à-dire l’observance de Roch ‘hodèch ) (source : Haïm Nissenbaum,  loubavitch.fr)

Prières & bénédictions de ‘Hanoucca

BAROUKH ATA ADONAÏ ELOHENOU MELEKH HAÔLAM ACHER QIDDECHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER (CHEL)* ‘HANOUKA.” (13 mots, 13 rythmes des “midote” ou qualités divines de “ra’hamim”). Béni sois-Tu Hachem, notre D.ieu, Roi du monde qui nous a sanctifiés par Ses mitsvotes et nous a ordonné d’allumer le chandelier de ‘Hanouka.

*(chel) seulement pour les azkénazim

BAROUKH ATA ADONAÏ ELOHENOU MELEKH HAÔLAM CHEÂSSA NISSIM LA AVOTENOU BAYAMIM HAHEM BAZEMANE HAZE.” Béni sois-Tu, Hachem notre D.ieu, Roi du monde qui a fait des miracles pour nos Pères en ces jours-là, en ce temps.

(Le 1er soir seulement, on rajoute :

BAROUKH ATA ADONAÏ ELOHENOU MELEKH HAÔLAM CHE HE’HEYANOU VEQIYEMANOU VEHIGUIANOU LAZEMANE HAZZE.” Béni sois Tu, Hachem notre D.ieu, Roi du monde qui nous a faits vivre et nous maintenus dans l’existence et nous a fait arriver à ce temps-ci.)

Les autres soirs, on ne dit que les 2 premières bénédictions seulement. Puis on allume. On dit ensuite le passage : « HA NEROTE HALLALOU » Il est bon d’ajouter le psaume 30 pour les sépharades (MIZMOR CHIR LE ‘HANOUKATE HA BAYITE LE DAVID). A la place les Askenazes
chantent le cantique MAÔZ TSOUR…

PSAUME 30 : Cantique de la dédicace du Temple, par David :

Je t’exalterai, Seigneur, car Tu m’as relevé ; tu n’as pas réjoui mes ennemis à mes dépens. Eternel, mon D.ieu, je t’ai invoqué et tu m’as guéri : Seigneur, tu as fait remonter mon âme du Cheol, Tu m’as permis de vivre, de ne pas descendre au tombeau. Chantez l’Eternel, vous ses fidèles, rendez grâce à son saint nom ; car sa colère ne dure qu’un instant, mais sa bienveillance est pour la vie ; le soir dominent les pleurs, le matin, c’est l’allégresse.

J’avais dit en ma quiétude : « Jamais je ne chancellerai. » Seigneur, dans ta bonté, tu avais puissamment fortifié ma montagne. Mais Tu as caché ta face : j’ai été consterné ! C’est vers Toi que je crie, c’est à mon Seigneur que vont mes supplications : « Que gagnes-tu à ce que mon sang soit versé ? A ce que je descende au tombeau ? La poussière te rend-elle hommage ? Proclame-t-elle Ta persistante bonté ? Ecoute, ô Seigneur et prends-moi en pitié ! Eternel, sois mon sauveur ! Tu as changé mon deuil en danses de joie, Tu as dénoué mon cilice et de la joie Tu m’as fait une ceinture. De la sorte mon âme te chantera sans relâche ; Eternel mon D.ieu, à tout jamais je te célébrerai.”

Avant l’arrivée de Chabbat, on dit Min’ha et on allume d’abord les lumière de ‘Hanouca avant celles du Chabbat, alors qu’il fait pourtant encore jour. Les bougies ou l’huile doivent être assez importantes pour tenir ½ h après l’arrivée des étoiles. Puis, on peut allumer les bougies du Chabbat.

A la sortie de Chabbat,

– à la synagogue on allume
d’abord la ‘hahoukia puis on fait la havdala.

– à la maison on fait d’abord la havdala avant d’allumer les lumières de ‘Hanouca

Ceux qui font autrement et allument les lumières de ‘Hanouca avant de faire la havdala, ont aussi sur quoi se baser sur les plus grands décision-naires (Choulkhane Aroukh, Ora’h ‘Hayim) 681/2). Mais on l’évite
souvent par précaution pour ne pas oublier la pratique de la havdala.

Pendant les 8 jours de ‘Hanouca, on ajoute un texte « ÂL HANNISSIM » dans

– le BIRKATE HAMAZONE (prière après le repas)

– chaque âmida (prière dite debout)

A Cha’harite

– on dit le HALLEL chaque jour (même l’endeuillé, mais les femmes en sont dispensées)

– on dit le passage BEIT YAAQOV

– on lit dans la Torah des passages de Bémidbar 6,  22-27,  7, 1-89 ; 8, 1-4

Au Chabbat on sort deux rouleaux de la Torah et on lit dans le 2ème passage
quotidien de ‘HANOUCA.

La haftara est en Zarharie 2, 14 à 4,7

S’il y a deux Chabbatote, la haftara est en 1 Rois de 7, 40 à 7, 50.

AINSI, ‘HANOUCA N’EST PAS UNE FÊTE COMMERCIALE, C’EST UNE FÊTE  PROFONDEMENT JUIVE, LA FÊTE DE LA LUMIERE, LA FÊTE DE L’ÂME JUIVE, LA FÊTE DE LA VIE !

(sources : Rav Léon Ezkenazy – Modia – Morim – Juif.org – Rav Jacky Milewski -” Le chandelier d’or, Josy Eisenbert & Adin Steinsaltz – Rav Bonnie Lee Leavy – Dr Debora Weissman – Rav David Pitoun – Lamed – ‘Hanoucah, Ed. Peylim Yad-Laa’him – Albert Soued)

PREPARER LA FÊTE DE ‘HANOUCA AVEC MODIA ICI : PRÉPAREZ ET ENSEIGNEZ LA FÊTE DE ‘HANOUCA, ICI (DÉCEMBRE)

www.universtorah.com :
Le véritable sens de ‘Hanouka
’Hanouka: la lutte contre l’obscurantisme
‘Hanouka dans la Halakha (procédure d’allumage de la ‘Hanoukia, etc…)
’Hanouka: liberté de corps et d’esprit
‘Hanouka, fête des lumières
De ‘Hanouka à Pourim
’Hanouka, entre sept et huit
Nature et miracle
Vidéo :  On se prépare pour ‘Hanouka L’ambiance à Jérusalem dans les heures qui précèdent ‘Hanouka

Création et Concept: Levtov-Graphic.com
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‘Hanouca est fêté partout dans le monde. Voici une vidéo des allumages publics de la ‘Hanoukia aux quatre coins de la planète…

Allumages de Hannouca partout dans le monde
Vidéo exceptionnelle d’allumages publics géants des bougies et lumières de Hannouca un peu partout dans le monde : Chilie, Etats-Unis, Irelande,…

Les sites DesInfos.com et Terredisrael vous proposent :

Quelques cours audiovisuels sur ‘Hanoucca

3 Cours du rav ‘Haïm Dynovicsz, décembre 2009
processus de paix, la grande farce. Hanouca 1er
Hanouka 2ème cours
Hanouka troisième cours

COURS SUR LE SENS DE ‘HANOUCCA, PAR LE RAV RON CHAYA ICI  

Fêtes juives : Le sens de Hanouka (cours vidéo de rav Ron CHAYA)

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Et… que mange-t-on à la fête de ‘Hanoucca ? (recettes)

L’huile, ingrédient lumière de la cuisine de ‘Hanoucca ! En souvenir du miracle de la petite bouteille d’huile sainte épargnée par les profanateurs Grecs du Temple de Jérusalem à l’époque des Maccabées, les plats favoris pour ‘Hanouka sont essentiellement frits dans l’huile.

Latkès

Beignets de pommes de terre et d’oignons râpés

Ingrédients :

– 500 grs de pomme de terre (de préférence bintje)
– 2 oignons
– 2 oeufs
– 2 cuillères à soupe de farine
– sel

Préparation :

Peler les pommes de terre et les oignons, les râper finement. Afin d’enlever l’eau des pommes de terre, les mettre pendant 10 minutes dans une passoire avec au fond du papier absorbant. Dans une assiette battre les œufs.

Mélanger ensuite les pommes de terre, l’oignon, les œufs, la farine, le sel dans un saladier.

Faire chauffer de l’huile dans une poêle et y déposer des petits tas plats grâce à une cuillère à soupe. Laisser frire les laktes en les faisant dorer de chaque côté, une fois cuits, déposer les laktes sur du papier absorbant avant de servir, bien croustillant et doré à souhait !

Sufganiot image from fotobank.ru  300x234 Hanoucca ou lhistoire de la culture allemande et la culture juive______________________________________________________

Souvganiote fourrés à la confiture ou à la compote de pommes

Pour 8 personnes (8 beignets)

Ingredients :

  • 500g de farine
  • 42g de levure fraîche
  • 70g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 150ml d’eau tiède
  • 60g (1/4) de verre d’huile neutre
  • 3 oeufs
  • 1/4 de cuillère à café de sel
  • confiture fraise,  framboise, abricot ou autre, ou même, et c’est délicieux aussi, de la  compote de pomme,  au choix
  • sucre

Préparation :

Mélanger, dans un saladier, les œufs, le sucre, l’huile, le sucre vanillé et la farine.

Délayer dans un verre d’eau tiède le cube de levure. Le rajouter dans le saladier et bien mélanger.

Travailler le mélange jusqu’à l’obtention d’une pâte moelleuse.

Laisser reposer pendant 1 heure et demi sous un torchon.

Verser la pâte sur un plan fariné, l’étaler avec un rouleau à pâtisserie. Puis faire des ronds avec par exemple un verre à thé. Laisser les ronds reposer pendant une demi-heure.

Faite chauffer de l’huile et faite frire chaque beignet des deux cotés. La cuisson est bonne lorsque les beignets remontent à la surface

Attention,  l’huile ne doit pas être trop chaude, cela brunirait trop vite les beignets sans les cuire à l’intérieur (une petite astuce en passant, mettre dans l’huile un morceau de carotte crue et les beignets resteront clairs) Les beignets doivent être bien dorés.

Les poser sur du papier absorbant, les farcir de confiture ou de compote de pommes avec une seringue de pâtisserie et les saupoudrer de sucre glace lorsqu’elles sont encore bien chaudes.

Voilà donc un repas bien léger … Mais ce n’est pas ‘Hanoucca tous les jours. Alors profitez-en, au moins une fois par an !

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Une autre idée-repas pour la fête de ‘Hanoucca.: un plat facile et très rapide à cuisiner. Le poisson a toujours occupé une grande place dans la cuisine juive. Sur les marchés de Jérusalem, d’énormes quantités de poissons, en provenance de la mer de Galilée, se vendaient.

Saumon mariné, grillé avec sa mayonnaise à l’avocat à l’aneth

Pour 4 personnes

Ingrédients:

  • 4 filets de saumon (sans peau)
  • 150 ml d’huile d’olive
  • 2 c. à café jus de citron frais
  • 2 c. à café d’origan séché
  • 2 c. à café de basilic séché
  • 1 / 2 c. à café de sel
  • 1 / 2 c. à café de poivre du moulin
  • 6 gousses d’ail hachées

Sauce mayonnaise :

  • 150 ml de mayonnaise maison bien ferme
  • 1 avocat bien mûr, pelé, dénoyauté et coupé en morceaux
  • 2 à 3 c. à café d’aneth frais haché
  • jus d’un citron
  • 1 pincée de poivre de Cayenne

Préparation:

Préchauffer le gril.

Dans un petit bol, mélanger tous les ingrédients hormis le saumon. Placer le saumon dans une poêle, puis verser la marinade sur le saumon. Laisser mariner pendant 1 / 2 heure.

Jeter la marinade et faire griller le saumon griller à feu moyen-vif pendant environ 5 minutes de chaque côté, ou jusqu’à ce que le poisson s’émiette facilement.

Préparer la sauce mayonnaise à l’avocat à l’aide d’un robot de cuisine et mixer la mayonnaise et l’avocat jusqu’à obtenir une purée lisse. Incorporer l’aneth, le jus de citron, du poivre, du sel. Mettre au frais jusqu’au service.

Servir le saumon avec la mayonnaise.

Variante: le saumon peut être cuit au four à 190°C.

Suggestions d’accompagnement : servir avec une salade de fèves vertes assaisonnée d’huile d’olive, de citron, de sel et cumin. Des pommes de terre sautées à la Bombay seront également une délicieuse garniture pour ce poisson grillé.

Cette recette peut s’accompagner de…

Petits cakes salés à l huile d olive et  à la feta

petits pains dorés aux olives

Pour une quinzaine de petits pains

Ingrédients :

  • 100 g de farine de sarrasin
  • 340 g de farine de blé
  • 20 g de levure de boulanger
  • ½ c. à café de sel
  • 3 c. à soupe d’huile d’olive
  • 300 g d’olives noires dénoyautées hachées
  • 220 ml d’eau chaude
  • poivre
  • graines de cumin

Préparation :

Mélanger la levure avec un peu d’eau chaude, réserver.

Dans un robot ménager, verser la farine, le sel et l’huile, puis mélanger. Ajouter la levure, l’eau chaude petit à petit. Pétrir tout en rajoutant petit à petit les olives, jusqu’à obtenir une pâte souple, formant une boule. Laisser reposer, couvercle fermé pendant 1 h 30, la pâte a doublé de volume.

Sortir la pâte du robot, la fariner et la pétrir délicatement, diviser en 4 morceaux, puis façonner en petites boules.

Fariner une plaque à pâtisserie, fariner légèrement puis déposer les petites boules de pain, couvrir d’un torchon. Laisser lever encore une trentaine de minutes dans un endroit chaud. Préchauffer le four à 200°C.

Saupoudrer les boules de pain avec un peu de farine de sarrasin, puis dessiner une croix sur chaque boule. Mettre à cuire 20 min jusqu’à ce que les petits pains soient dorés. Retirer les pains des plaques et les faire refroidir sur une grille.

Ils sont meilleurs lorsqu’ils sont servis encore chauds.

Dos de cabillaud et ses petits légumes

Poisson “Sofrito”

La méthode culinaire appelée “sofrito” par les juifs d’Égypte est originaire des îles ioniennes grecques et particulièrement de Corfou et fut introduite par les juifs de Corfou émigrés en Égypte.

Ingrédients :

  • 4 à 6 tranches de poisson (bar, cabillaud, etc.)
  • 125 ml d’eau ou de fumet de poisson
  • 2 cuil. à soupe d’huile végétale, ou d’olive
  • 2 gousses d’ail effilées
  • le jus d’un citron
  • 1/4 cuil. à café de curcuma
  • sel et poivre
  • persil hâché (pour garniture)


Recette :

Dans un poëlon à fond épais assez large pour contenir toutes les tranches de poisson à plat sur une seule couche, chauffer l’huile et y ajouter l’ail ,le jus de citron, le curcuma, et l’eau (ou le fumet de poisson).

Porter à  douce ébullition et y ajouter les tranches de poisson dès que le liquide commence à frémir. Ajouter sel et poivre et laisser mijoter à découvert, pendant 7 à 10 min., dépendant de l’épaisseur des tranches de poisson.

Poser les tranches de poisson dans un plat de service. Si la sauce n’est pas assez épaisse, la laisser bouillir quelques minutes de plus, et la verser sur le poisson.

Garnir de persil haché.

Ce plat peut être servi chaud (avec des pommes de terre cuite à l’eau ou avec du riz blanc), ou encore froid, et fait une présentation très élégante quand la sauce refroidie forme une gelée naturelle autour du poisson.

pâtisserie de Hanoucca, rugelach au chocolat, roland

Les biscuits fourrés de Hanoucca: les rugelachs

Ces petits fours torsadés, en forme de cornes ou de croissants sont d’origine ashkénaze. Ils sont fourrés avec des garnitures sucrées comme le chocolat, raisins secs et noix, noix à la cannelle, à la confiture d’abricots ou de framboises par exemple. Deux recettes s’opposent: en Europe la pâte est levée, en Amérique la pâte est composée de fromage blanc. Comme d’autres spécialités, ces biscuits ont évolué au cours des siècles. On retrouve de nos jours un large choix de garnitures pour les rugelachs: aux pistaches noisettes, amandes, parfum orange, au café et au chocolat, à la noix de coco et au chocolat, etc…

rugelach à l’abricot, parfum canelle

(parve, ni viande, ni lait, donc compatible au cours d’un repas comportant de la viande)

Ingrédients :

  • 350 g de farine
  • 2 œufs
  • 220 g de margarine
  • 65 ml d’eau tiède
  • 1 sachet de levure
  • 3 c. à soupe de sucre

Ingrédients pour la garniture :

  • confiture d’abricots mélangée à 4 c. à café de cannelle et 3 de sucre.

Mettre la levure à dissoudre dans l’eau chaude, laisser reposer jusqu’à voir des bulles apparaître à la surface. Faire fondre la margarine dans une casserole à feu doux. Battre les œufs dans un récipient, ajouter petit à petit la farine et le sucre. Incorporer la margarine et la levure, bien mélanger jusqu’à obtenir une pâte molle. Couvrir et mettre au réfrigérateur une nuit.

Le lendemain, retirer la pâte du réfrigérateur et la diviser en quatre parties égales. Abaisser chaque portions en un cercle, puis garnir de la confiture d’abricots. Découper en 8 ou 16 parts, selon le diamètre du cercle. Rouler chaque triangle en partant de la partie la plus large.

Préchauffer le four à 180°C. Faire cuire au four durant 15 min, les biscuits sont légèrement dorés.

recettes pour Hanoukka, tzimme boeuf pruneaux , jypsygen

tzimme de boeuf aux pruneaux

Les tzimmes sont soit des légumes soit de la viande mijotée longuement, à feu doux. Le tzimme le plus connu est le tzimme de carottes.

Pour 6 à 8 personnes

Ingrédients :

  • 1,5 kg.de poitrine de bœuf désossée
  • 6 c. à soupe d’huile
  • 2 c. à soupe de farine
  • 2 oignons émincés finement
  • 2 gousses d’ail hachées
  • 1 kg de tomates pelées, concassées en boîte (type Roma)
  • 6 carottes coupées en rondelles
  • 200 g d’haricots rouges en boite, rincés et égouttés
  • 1 mangue bien mûre, pelée, évidée et pressée en purée
  • 4 patates douces pelées et coupés en morceaux
  • 200 g de pruneaux d’agen
  • 100 g de noix de pécan
  • 50 g de miel
  • 2 feuilles de laurier
  • 4 c. à soupe de coriandre fraiche hachée
  • 2 c. à café de cumin en poudre
  • Piment rouge séché
  • 1 bâton de cannelle
  • sel

Préparation :

Mettre un peu de farine dans un sac, insérer la viande et secouer pour l’enrober de farine. Faire chauffer l’huile dans une cocotte à feu vif. Ajouter le bœuf dans la cocotte et faire cuire une dizaine de minutes jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée de tous les côtés. Transférer dans un plat.

Remettre si nécessaire de l’huile, puis faire cuire les oignons 3-4 min, jusqu’à ce qu’ils deviennent transparents. Ajouter l’ail, remuer, puis ajouter les tomates, mélanger à nouveau. Incorporer le piment, le cumin, la cannelle, le laurier, le miel, le sel et la mangue. Porter à ébullition tout en remuant.

Remettre le bœuf dans la cocotte, couvrir d’eau et faire mijoter doucement, à couvert pendant 1h30. Rajouter de l’eau si nécessaire.

Incorporer les légumes, les pruneaux, les haricots rouges et faire cuire à nouveau une trentaine de minutes. Transférer la viande sur un plat et recouvrir de papier d’aluminium, tenir au chaud. Faire réduire la sauce, rajouter les noix de pécan, puis incorporer la coriandre dès que le jus s’épaissit.

Couper la viande en fines tranches, arroser de sauce, saupoudrer de coriandre fraiche et garnir avec les légumes.

Fassoulia Béda

Recette égyptienne à base de viande d’agneau et de haricots blancs

Ingrédients :

  • 1 kilo d’haricots blancssecs (les laisser tremper la veille dans l’eau fraîche et changer l’eau au moins une fois)
  • 3 morceaux de collier d’agneau non gras
  • 1/2 boîte de tomates concassées
  • 1 petite brique de coulis de tomates (le concentré de tomates est plus acide)
  • 2 gousses d’ail
  • 1 oignon moyen
  • 3 cuillers à soupe d’huile d’olive ou 2 cuillers à soupe de graisse d’oie (il en existe cacher)
  • sel et poivre (éventuellementsaler à la fin de la  cuisson des haricots secs pour éviter que la peau ne durcisse).
  • 1 cuiller à café de curcuma
  • 1 cuiller à café de colombo (mélange d’épices, on en trouve partout), ou de ras el hanout

Recette :

Faire revenir les morceaux de collier d’agneau avec l’huile d’olive ou la graisse d’oie, lorsque la viande est bien dorée, ajouter l’oignon coupé en petits morceaux, l’ail écrasé, bien mélanger et laisser suer à découvert. Ensuite, rajouter les tomates concassées, le coulis de tomate et toutes les épices par étape.

Rallonger avec de l’eau afin de couvrir tous les ingrédients et couvrir. Laisser mijoter à feu doux. Ne pas hésiter à rajouter de l’eau ou du bouillon. Il faut que l’haricot s’écrase avec le doigt. La cuisson est très longue surtout lorsque l’on utilise les haricots secs.

Pour obtenir un bon goût, préparer la veille, la sauce sera plus onctueuse.

On  peut le déguster avec un riz (roz) blanc.

Choux, Patachou, Chouchoux - anim2
photo  site  ‘Le pétrin’

CHOU CHOU DE ‘HANOUCCA

C’est en 1540 que Popellini, pâtissier italien à la cour de la reine Catherine de Médicis, confectionna un gâteau – le Popelin – réalisé avec une pâte desséchée sur le feu appelée “pâte à chaud”. Pendant longtemps, cette pâte fut utilisée mais ce n’est qu’à partir de 1760 qu’elle fut perfectionnée et qu’elle servit à la confection des petits choux grillés, devenant ainsi la “pâte à choux”, que l’on peut accommoder selon ses goûts, salé ou sucré.

Ingrédients :

– 500 ml d’eau
– 100 gr d’huile
– 300 gr de farine
– 6 à 7 œufs moyens
– 1 cuillère à soupe de sucre en poudre
– 1 pincée de sel

Préparation :

Dans une grande casserole, mettre l’huile, l’eau, le sel et le sucre à chauffer sur feu vif.

Dès ébullition, verser d’un coup la farine et mélanger énergiquement avec une cuillère en bois hors du feu. Baisser le feu et continuer à battre la pâte jusqu’à ce qu’elle forme une boule homogène qui se détache des parois de la casserole. Hors du feu incorporer les 6 premiers œufs un à un en mélangeant vigoureusement après chaque œuf jusqu’à que la pâte redevienne homogène. Battre le 7eme œuf dans un bol et le rajouter à la pâte petit à petit, le but étant d’obtenir une pâte très lisse qui forme un ruban au bout de la spatule quand on la soulève.

Faite chauffer de l’huile dans une friteuse à 180°, à l’aide d’une cuillère à soupe les plonger dans la friture chaude. Laisser dorer quelques minutes de chaque côté, puis les mettre sur du papier absorbant et saupoudrer de sucre glace. ‘recette Lamed’

etc, etc… Bon appétît et bonne fête de ‘Hanoucca à tous !

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