Israël – 10 août 2017

Russia’s President Vladimir Putin (R) meets with Iran’s President Hassan Rouhani on the sidelines of the United Nations General Assembly in New York, September 28, 2015. REUTERS/Mikhail Klimentyev/RIA Novosti/Kremlin ATTENTION EDITORS – THIS IMAGE HAS BEEN SUPPLIED BY A THIRD PARTY. IT IS DISTRIBUTED, EXACTLY AS RECEIVED BY REUTERS, AS A SERVICE TO CLIENTS. TPX IMAGES OF THE DAY – RTX1SY2Y_______________________________________________________

3ème guerre du Liban : Israël n’a pas le droit à l’erreur

Une enquête approfondie, de Gideon Sa’ar et Ron Tira, a étudié les menaces qui pèsent sur Israël. Celle posée par l’acquisition par le Hezbollah d’armes de haute précision (qu’il pourrait bientôt fabriquer lui-même), celle de la présence du groupe terroriste et des forces iraniennes, le long de la frontière israélo-syrienne. Tout indique la forte probabilité d’une autre guerre comme le conflit de 2006, mais plus dévastatrice pour les deux parties.

Sa’ar et Tira pointent que la guerre risquerait de ne pas aboutir à une victoire décisive. Ils soulignent également la nécessité de prendre le risque d’une guerre préventive, afin d’empêcher le Hezbollah et ses alliés d’acquérir encore davantage d’armes de pointe et des plus sophistiquées..

 Ils écrivent : À certains égards, Israël n’est pas préparé à faire face à des armes de pointe.

Israël est un pays occidental doté d’infrastructures avancée sensibles. Et d’autre part, c’est un petit pays doté d’infrastructures sensibles, concentrées et de peu de redondance. Par exemple, les six plus grands sites générateurs d’électricité en Israël (y compris les compagnies privées) génèrent 51% de la capacité nationale de production d’électricité.

Par conséquent, la menace que représente un petit nombre de missiles de précision qui échapperaient à une contre-offensive ou aux système de défense israéliens et viendraient frapper ces infrastructures sensibles, telles que celle de la production d’électricité, pourrait être sans précédent. Il en irait de même pour d’autres infrastructures sensibles.

C’est pourquoi, Israël ne doit pas craindre l’escalade qui pourrait aboutir à une guerre, car cela permettrait de contrarier l’accumulation d’armes de précision par le Hezbollah. Sinon Jérusalem pourrait devoir faire face à une situation beaucoup plus grave que ne l’étaient celles des guerres asymétriques contre une armée de guérilla, auxquelles il a fallu faire face jusqu’ici.

La capacité militaire renforcée de l’Iran et du Hezbollah en Syrie, et la production d’armes de pointe au Liban, peuvent être interprétées comme une volonté de l’Iran et du Hezbollah de créer une nouvelle équation stratégique symétrique avec Israël, sinon pire.

En effet, il est possible que la suspension temporaire et partielle du programme nucléaire iranien stimule ce qui ressemble à une tentative de parvenir à un équilibre stratégique contre Israël dans d’autres domaines militaires. Ce qui pourrait entraîner une dynamique d’escalade. Ces processus pourraient très bien mettre l’équation régionale à la croisée des chemins et augmenter la probabilité de guerre.

Pour aggraver les choses, Sa’ar et Tira pointent que la Russie étant alliée avec l’Iran et le Hezbollah, cela pourrait considérablement compliquer les enjeux.

Une extension des combats, qui ouvrirait un front Israël-Hezbollah, en Syrie, par exemple, pourrait interférer avec les tentatives russes de stabiliser la Syrie en y confortant sa main mise. Par conséquent, la Russie pourrait essayer de limiter la liberté politique, stratégique et même opérationnelle d’Israël d’agir. . . .

Au cours des six conflits antérieurs [depuis 1993 contre le Hezbollah et contre les terroristes palestiniens], même si Israël a commis des erreurs, le prix de ces erreurs était supportable en termes stratégiques. Mais l’utilisation d’armes de pointe et la participation de la Russie, pourraient changer fondamentalement les caractéristiques du prochain conflit, de sorte que ce ne sera pas simplement un «septième conflit de plus». Il est possible qu’Israël n’ait plus droit à l’erreur dans ses prises de décisions, comme cela a été le cas par le passé, car le prix à payer d’une erreur sera beaucoup plus élevé.

Institute for National Security Studies

Mosaïc traduction JForum

3ème guerre du Liban : Israël n’a pas le droit à l’erreur©

(Source : JForum)

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Israël, terre promise des végans

On y retrouve désormais des options dans tous les restaurants, sans parler de ceux qui sont à 100 % végans. Reportage en terre promise pour ceux qui ont renoncé à la viande. 

En cette matinée grise d’octobre 2012, une odeur de chair brûlée se fait sentir sur la place Rabin à Tel-Aviv. Au centre de la grande esplanade devant la mairie, un homme à demi-nu, entre deux molosses cagoulés, vient de se faire marquer au fer rouge, sous le regard horrifié des passants. Son avant-bras mutilé par le métal, l’homme est jeté à terre puis enchaîné. Sur sa peau, trois chiffres : 2-6-9. Allongé sur les pavés, le visage hagard, Sasha Boojor, 29 ans à l’époque, vient de lancer officiellement son mouvement 269 Life, qui exige la libération « inconditionnelle de tous les animaux ». Quelques semaines plus tôt, accompagné d’un groupe d’activistes, il avait sauvé in extremis de l’abattoir un veau qui portait à l’oreille le numéro  269. Il deviendra, plus qu’une mascotte, le symbole de l’exploitation animale.

Sur le site de l’organisation, un manifeste accueille les internautes avec ces mots : « Il n’existe pas de cage assez grande, de lame assez bien aiguisée pour justifier l’exploitation industrielle des animaux […]. La manière dont notre espèce traite les animaux prouve la complète contradiction avec la manière dont nous nous percevons, comme entité d’une société progressiste, juste et morale ».

Du véganisme au militantisme

« Je suis végan depuis quinze ans, affirme Sasha, cela signifie que je ne mange aucun animal ni aucun produit issu de l’exploitation animale, c’est-à-dire pas de viande ni de poisson, pas de lait, d’œufs, de miel et que je ne porte pas de cuir ». Né en Moldavie en 1983, Sasha s’est installé avec ses parents en Israël en 1986. Sensible à la cause animale depuis son adolescence, il décide de changer son régime alimentaire, devient militant puis passe à la vitesse supérieure : « Les formes classiques de militantisme m’ont déçu : distribuer des flyers, faire preuve de pédagogie et devoir presque m’en excuser ne me convenait pas, j’avais besoin d’une méthode plus créative, plus impactante ». Le jeune homme cherche à choquer, à « utiliser sur les humains la violence faite aux animaux ».

Facebook @ 269Life

Distribution de poussins morts

Les expéditions pour libérer des animaux vont se multiplier pour les activistes de 269 Life, entrecoupées d’actions en ville : distribution de poussins morts et projection de faux sang sur les bureaux des employés d’une ferme avicole ou diffusion de sons enregistrés dans des abattoirs au milieu d’un centre commercial bondé. Depuis le lancement de 269 Life, des dizaines d’opérations chocs ont participé au développement du groupe désormais présent dans une vingtaine de pays, dont la France.

Cinq ans plus tard, dans le jardin de sa maison transformé en refuge où cohabitent une poignée d’ânes, de chèvres et de lapins, Sasha fait le bilan : « Lorsqu’on a commencé, c’était le niveau zéro ; aujourd’hui, les végétariens sont de plus en plus nombreux, près d’un demi-million rien qu’en Israël, et le véganisme explose. On trouve des options dans tous les restaurants, sans parler de ceux qui sont à 100 % végans. Les supermarchés regorgent de substituts à la viande, du tofu (pâte de soja) au seitan (protéine de blé), en passant par les galettes végétales, ça facilite les choses ».

Un combat usant

Conscient de l’impact qu’a pu avoir son mouvement sur l’explosion du véganisme dans le pays, il confie cependant être usé par le combat : « J’ai donné depuis cinq  ans d’innombrables heures, des litres de sueur et énormément d’argent ; aujourd’hui, j’ai envie d’ailleurs, d’Europe peut-être, pour continuer mon engagement ». Souvent décrié pour son extrémisme et sa violence, Sasha justifie le caractère « nécessaire » de son action : « Je me suis inspiré des suffragettes et des Afro-Américains. Je suis convaincu que l’extrémisme est nécessaire. Prenez Martin Luther King, qui représentait le canal “officiel”, non violent, de la lutte pour les droits civiques des Noirs américains. Dans le même temps, il y avait Malcolm X, dans un style plus violent. L’existence de ces deux franges a permis de faire avancer les choses. C’est pareil pour notre cause ».

Passer le relais

Heureusement pour Sasha, d’autres ont pris le relais pour promouvoir le véganisme en Terre sainte. On compte pas moins de six groupes qui agissent au quotidien. Parmi eux, Animal Liberation Front (ALF), incarné par l’infatigable Tal Gilboa. La blonde décolorée de 39  ans, couverte de tatouages, porte le marcel comme personne. Elle œuvre aux côtés de Sasha dès 2012 avant de rejoindre ALF, un mouvement créé au Royaume-Uni en 1979, qui vient juste de s’implanter en Israël. Son militantisme s’oriente du côté des abattoirs, qu’elle visite, filme et photographie sans relâche pour rendre public ce qui se passe « derrière les murs opaques de ces machines de la mort ».

Facebook @ Tal Gilboa

Porter le combat sur les écrans

Mais c’est à l’été 2014 que son combat prend une nouvelle dimension : Tal confie ses trois filles à son mari et intègre l’émission de téléréalité “Big Brother”. Elle sera enfermée avec une dizaine d’autres participants, trois mois durant, dans une maison filmée 24 heures sur 24. A l’époque, une guerre intense éclate entre Israël et la bande de Gaza. L’émission, qui bat des records d’audience, sera la seule à ne pas être déprogrammée, trouvant sa place entre deux éditions spéciales des chaînes d’info en continu. « J’avais trouvé le moyen le plus efficace de diffuser mes idées à tout un pays », confie Tal. Son pari a fonctionné : trois mois et demi de véganisme en prime time ont provoqué un déclic chez des milliers de personnes. Elle quitte la maison victorieuse, avec un chèque d’un million de shekels en poche (environ 213 000 euros).

L’holocauste animal est bien plus grand que Holocauste contre les juifs. Il est sans fin

Tal Gilboa va énerver, choquer mais surtout interroger. Souvent dépeinte à raison comme provocante et agressive, elle compare l’exploitation animale à la Shoah : « L’holocauste animal est bien plus grand que l’Holocauste contre les Juifs et, surtout, il est sans fin », martèle Tal à près de 2  millions de téléspectateurs. « J’ai la légitimité de mes paroles. Mon grand-père a survécu à la Shoah. Lorsqu’il me parlait de cette période terrible, de la mort de ses frères et sœurs, de la famine et des maladies, un mot revenait sans cesse dans sa bouche : le silence. Le silence écrasant de ses voisins, conscients de ce qui se passait mais qui se sont tus. Mon activisme est motivé par cette phrase, en boucle dans mon esprit. Je ne serai jamais comme ces voisins qu’il me décrivait ! Je ne resterai pas silencieuse devant la barbarie humaine envers les animaux ».

60% des télespectateurs de « Big Brother » ont changé leur alimentation grâce à Tal Gilboa

Son témoignage fait écho aux déclarations d’écrivains et de survivants de la Shoah, devenus végétariens. Isaac Bashevis Singer, auteur juif et prix Nobel de littérature en 1978, a été l’un des premiers à faire cette analogie dans sa nouvelle The Letter Writer  : « Dans les relations avec les animaux, tous les gens sont des nazis. Pour les animaux, c’est un éternel Treblinka ». Mais la comparaison ne s’arrête pas là, les similitudes sont régulièrement mises en avant par les militants : des tatouages au mode de transport vers les abattoirs jusqu’à la mise à mort de masse et au rôle des bourreaux. Depuis qu’elle a quitté « Big Brother », Tal s’est installée à Kfar Saba, à une heure de Tel-Aviv, dans un quartier résidentiel où ses six chiens cohabitent avec sa petite famille. « Mes voisins me détestent », sourit-elle en pointant du doigt les photos géantes d’animaux ensanglantés prises dans les abattoirs, qui s’affichent sur plusieurs mètres le long de sa clôture. Selon un sondage réalisé par  Globes, un journal économique israélien, 60 % des téléspectateurs de « Big Brother » ont changé leur alimentation grâce à Tal Gilboa et plus de 80 000  personnes ont entamé un régime strictement végan.

Une gastronomie qui évolue

Mais pourquoi le véganisme est-il aussi bien accueilli dans ce petit pays du Proche-Orient ? Pour Ori Shavit, journaliste culinaire, blogueuse et chantre du véganisme, il y a plusieurs raisons : « D’abord Israël est un pays très jeune, composé d’immigrants qui ont des traditions culturelles variées. La gastronomie du pays n’est pas figée, ancrée comme en France par exemple, elle évolue très vite. Et ici c’est la “start-up nation”, l’innovation, la nouveauté coulent dans nos veines. Enfin, je pense que le fait que nous soyons un tout petit pays aide à la circulation rapide de l’information ». Shai Alfia, Israélien installé à Paris et végan depuis cinq ans, ajoute que « la cuisine israélienne est basée sur de nombreux mets végans, comme le falafel, le houmous ou la crème de sésame. Ajoutez les légumes frais, l’huile d’olive et les céréales qui constituent notre alimentation quotidienne, méditerranéenne, on est à fond dans le véganisme. Et, bien sûr, l’alimentation végane est compatible avec la cacherout, le code alimentaire prescrit aux Juifs religieux. Enfin, la religion juive exige explicitement un bon traitement des animaux ».

Facebook @ Nanuchka

Des uniformes militaires véganisés

Et ce bon traitement ne se limite pas à l’élevage : depuis peu, Tsahal, l’armée israélienne, propose à ses soldats des menus adaptés, mais aussi des uniformes véganisés. Mais alors, dans un pays déchiré par les guerres, où le conflit israélo-palestinien est présent partout, un tel engagement en faveur des animaux ne semble-t-il pas futile ? Voire provocateur ? De nombreux végans accueillent l’objection avec un sourire et répondent que leur démarche provient d’un profond besoin de s’impliquer dans une cause, éthique et morale, au cœur de ce contexte explosif, et cela même si la question palestinienne reste centrale dans la société juive.

« Les animaux n’ont pas à attendre la résolution du conflit ! »

De plus, une partie des végans, souvent issus des catégories socioprofessionnelles élevées, partagent les idées politiques de la gauche israélienne, fermement opposée à l’occupation. Fait non négligeable, le véganisme gagne aussi rapidement du terrain chez les Arabes israéliens (qui représentent 21 % de la population en Israël). Sarbal Baloutine, jeune quadra, activiste arabe israélien de Haïfa et adepte du régime depuis 2008, a publié un essai en arabe en 2012 sur la question après avoir inventé le néologisme arabe qui qualifie le véganisme : « khudriya ». C’est peut-être lui qui résume le mieux la situation : « Les animaux n’ont pas à attendre la résolution du conflit ! ».

Paris Match

Israël, terre promise des végans

(JForum)

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Surréaliste : antisémitisme arabe palestinien à Yad Vashem

Cela fait pourtant des années que ce phénomène existe mais la démocratie israélienne reste ce qu’elle est. Au nom d’un accord économique signé à Paris en annexe des Accords d’Oslo, le ministère israélien du Tourisme est obligé d’accorder un certain nombre de postes de guides touristiques à des Arabes palestiniens, y compris pour les visites guidées au musée de Yad Vashem, avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer.

Des membres de groupes de touristes étrangers guidés par des Arabes palestiniens alertent régulièrement la direction du musée du fait que ces guides se livrent à de la propagande négationniste ou établissent des comparaisons obscènes entre ce que firent les nazis aux Juifs et l’attitude de Tsahal envers les Arabes palestiniens. On imagine aisément ce que retiendront des touristes perméables à la propagande ou dotés de connaissances historiques faibles. Ainsi, de nombreux touristes retournent chez eux avec une équation des plus simplistes: Israël fait subir aujourd’hui aux Arabes palestiniens ce que les nazis firent aux Juifs lors de la Shoah.

Ce phénomène unique au monde ne se résume pas au musée Yad Vashem et implique souvent également des guides Arabes israéliens mais aussi des guides juifs appartenant à des organisations pro-palestiniennes. Ainsi, des guides arabes qui emmènent des groupes en Vieille ville de Jérusalem leur expliquent par exemple que les Juifs n’ont aucun lien historique avec ces lieux mais qu’ils sont venus de différents pays il y a un siècle, ou encore que les Israéliens interdisent aux Musulmans de prier à la mosquée Al-Aqsa.

Pire encore, lorsqu’un touriste « trop curieux » leur pose des questions sur les vestiges archéologiques, les guides leur répondent que les Juifs ont mis en place une véritable conspiration et introduisent des objets et vestiges factices pour faire croire qu’ils sont d’époque et qu’il y aurait eu une vie juive autrefois à Jérusalem ou ailleurs dans le pays!

Malheureusement, l’aspect financier joue aussi un rôle, c’est qui est extrêmement regrettable. Les agences de tourisme en Israël préfèrent parfois louer les « services » de guides arabes car ils sont moins exigeants que les guides juifs! Un guide juif est payé environ 225 dollars par jour alors qu’un guide arabe perçoit la moité voire moins.

Interpellé sur cette question, le ministère du Tourisme, pourtant dirigé par un véritable patriote, Yariv Levin, a répondu: « On parle de 0,5% du nombre total de guides en Israël. Le ministère du Tourisme effectue des contrôles et si un guide se livre à de la propagande ou à du négationnisme nous le signalons à l’Administration civile en Judée-Samarie afin que son permis lui soit retiré. Actuellement, le ministère prépare un amendement à la loi sur les services touristiques qui vise à rendre ces contrôles encore plus effectifs et sévères ».

Un méfait de plus des Accords d’Oslo qui nous poursuivent depuis plus de vingt ans.
Source :

http://www.lphinfo.com/surrealiste-antisemitisme-arabe-palestinien-a-yad-vashem/


Déjà en 2010…..

Les guides arabes falsifient l’histoire de Jérusalem au musée de la Tour de David ! Par B. Haver

Source : Pierre Caïn – Info’Sion, Jérusalem-capitale (Israël ) – Hamodia n°105 – Transcription sur le Net par M et PC pour Info’Sion

Des guides arabes officiellement engagés au service du musée Migdal David à Jérusalem, ne se gênent pas pour déformer l’histoire juive de Jérusalem et railler ouvertement le passé de ses différents édifices et bâtiments. Lors d’un entretien diffusé dans les médias palestiniens, deux d’entre eux ont ainsi parlé de leur version des faits tels qu’ils la présentent aux touristes arabes.

Or il faut savoir qu’il ne s’agit en aucun cas de guides de second plan puisque l’un d’entre eux n’est autre qu’Abir Zayed, la directrice du departement arabe du musée et aussi la responsable des visites guidées en arabe…

Ces guides n’hésitent pas à expliquer à leur visiteurs arabes pendant au moins vingt bonnes minutes que l’histoire présentée par les juifs au musée est tout bonnement « fausse » : ils se servent de la langue arabe pour présenter leur propre vision de l’Histoire et « rétablir les déformations inventées par les Juifs concernant toutes les périodes relatives aux deux Temples de Jérusalem » !
Par exemple lorsque l’un des visiteurs a demandé à Zayed si ce musée avait pour vocation de mettre en exergue les liens existant entre les juifs et la Vieille Ville de Jérusalem, elle a expliqué qu’il existe au sein du musée une salle consacrée à la période que « les Juifs appellent « la période du premier Temple »(… ) et il y a des cartes montrant le partage du pays entre les diverses tribus qui y sont entrées et qui l’ont conquis ». Mais Zayed d’ajouter pernicieusement auprès des visiteurs: « En fait, il n’existe aucune preuve de l’existence de cette période, si bien que l’on peut affirmer sans se tromper qu’elle n’a pas existé »…
Ne s’arrêtant pas là, la responsable du département arabe ajoute et insiste sur le fait que les découvertes prouvent bel et bien que les rois David et Salomon ne se sont jamais trouvés à Jérusalem puisque, dixit Zayed, « aucun bâtiment ne fait référence à eux dans la ville (…), ce qui montre bien que Salomon n’a jamais construit le premier Temple ! «…

Revenant sur la question qui lui avait été poséee concernant les «liens« des juifs avec ce site, Zayed a eu l’outrecuidance d’affirmer que les Juifs essaient de prouver avec leur histoire que toutes les découvertes exposées au musée attesteraient « de leur présence passée comme si les Juifs avaient été présents ici depuis 3000 ans, comme s’ils possédaient des bâtiments et qu’ils contrôlaient toute la Palestine, comme s’ils avaient fondé la ville de Jérusalem ainsi que toute la Palestine ! En fait les juifs ont inventé tout cela pour justifier la création de leur Etat, mais la justice historique prouve que les arabes étaient là bien avant eux! »

Zayed a aussi souligné que selon sa propre vision du monde, la présentation que fait le musée de l’histoire ancienne et plus récente du pays est « mensongère » : « Le musée diffuse un film documentaire sur l’histoire de Jérusalem. Or il est truffé de mensonges et d’erreurs historiques, et en tant que document falsifié, il atteste lui-même de la façon dont elles ont été répandues… »

L’enregistrement de cet entretien dans son entier – qui a été diffusé récemment sur une chaîne de télévision palestinienne – a donc été remis à la directrice du muséé Migdal David. Or après l’avoir visionné cette dernière a déclaré « condamner fermement ce qui avait été dit sur la présentation du musée », avant de souligner de manière bien trop évasive qu’une enquête était en cours sur ce sujet « afin de prendre, le cas échéant, une décision ultérieure »…

Pourtant, en attendant, des employés réguliers et appointés de ce musée – dont le fonctionnement est directement financé par la fondation de Jérusalem – se permettent quotidiennement de répendre des mensonges historiques, de défomer l’histoire juive et de tromper l’opinion arabe délibérément… Et ce, de la plus basse des façons ! B. Haver

Source :
http://www.terredisrael.com/infos/les-guides-arabes-falsifient-lhistoire-de-jerusalem-au-musee-de-la-tour-de-david-par-b-haver/

Surréaliste : antisémitisme arabe palestinien à Yad Vashem

(Source : JForum)

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Crash d’hélicoptère : le Major Zohar s’l se tue, 1 blessé grave

Un pilote d’hélicoptère Apache de l’Air Force israélienne se tue, son copilote est grièvement blessé dans le crash de leur appareil

https://i2.wp.com/jforum.fr/wp-content/uploads/2017/08/ApacheAccidentRamonENG.jpg

Le Major (de réserve) Dudi Zohar et son copilote revenait vers la base aérienne de Ramon quand ils ont été confrontés à un dysfonctionnement technique ; l’hélicoptère s’est écrasé à l’intérieur même de la base entre deux pistes d’atterrissage. 

Un pilote de l’Air Force israélienne s’est tué et son copilote est grièvement blessé, à la suite du crash de leur hélicoptère, lundi soir sur la Base aérienne de Ramon.

Vers 9h pm (21h) un modèle d’hélicoptère Apache A, appartenant à l’escadrille Touche Magique de l’IAF revenaità sa base après un vol d’entraînement de routine quand il a rencontré un dysfonctionnement technique.

Les pilotes ont rapporté ce dysfonctionnement à la tour de contrôle et ont poursuivi leur phase d’approche pour atterrir. Peu de temps après cela, l’hélicoptère s’est écrasé entre les deux pistes d’atterrissage de la base.

Maj. David (Dudi) Zohar, killed in the crashMaj. David (Dudi) Zohar, tué dans le crash

Le Major de réserve David (Dudi) Zohar, 43 ans, de Haïfa, s’est tué au cours du crash. Son copilote, un lieutenant, est grièvement blessé.

Le lieutenant a été emmené d’urgence au Centre médical Soroka de Beer Sheva, où il a été opéré durant toute la nuitet où il demeure en état grave ce matin.

The injured pilot being evacuated to the hospital (Photo: Herzl Yosef)Le pilote blessé en train d’être évacué pour l’hôpital (Photo: Herzl Yosef)

L’Air Force israélienne a fait atterrir toute sa flotte d’hélicoptères de combat pour révision à la suite de ce crash.

Le Commandant en chef de l’IAF, le Major-Général Amir Eshel se trouvait dans les quartiers-généraux centraux de la Force aérienne à la base de Kirya à Tel Aviv, afin de suivre de bout en bout l’enchaînement des événements quand c’est arrivé.

Il a ordonné la formation d’une équipe d’experts menée par un officier ayant rang de colonel afin d’enquêter sur les raisons du crash.

The IAF's Apache squadron (Photo: IAF website)L’escadrille Apache de l’IAF (Photo: IAF website)

Le chef du Groupe d’Equipement de l’IAF est arrivé sur place peu de temps après le crash avec une équipe d’enquête initiale afin de réunir les preuves qui ont survécu à l’écrasement de l’appareil.

Des représentants du fabricant américain Boeing doivent se joindre à l’enquête lors d’une phase ultérieure.

L’Air Force examine si ce dysfonctionnement signalé par les pilotes est ou non en lien avec la fissure récemment découverte à l’arrière de l’hélice du rotor de l’un des hélicoptères Apache de l’IAF au cours d’une révision de routine, qui a débouché sur le maintien au sol de deux escadrilles en juin.

Selon le porte-parole de Tsahal le Brigadier-Général Ronen Manelis, ce vol d’entraînement faisait partie d’un processus progressif visant à un retour en service de l’Apache, après son maintien au sol.

Du fait d’une longue histoire d’accidents d’hélicoptères, la Force Aérienne a mis en place des procédures de sécurité très strictes. Le mois dernier, le Commandant Eshel a ordonné de mener une journée d’étude dans toutes les escadrilles, comme mesure préventive afin d’insister sur les questions de sécurisation des points faibles en situation de vol. Le porte-parole de Tsahal Manelis a déclaré que la décision a été prise après la survenue de plusieurs incidents de sécurité.

En mars 2013, deux pilotes de réserve d’hélicoptères Cobra : le Lt. Col. Noam Ron et le Maj. Erez Flexer—se sont tués lors d’un crash dans la zone de Revadim, au sud de Gedera. En septembre 2008, deux pilotes se sont tués dans le crash d’un hélicoptère Cobra dans les champs du Kibboutz Ginegar, dans la Vallée de Jezréel.

Yoav Zitun|Publié :  08.08.17 , 08:09 

ynetnews.com

Crash d’hélicoptère : le Major Zohar z’l se tue, 1 blessé grave©

(Source : JForum)

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Mars 2017, à Londres. L’assaillant du pont de Westminster qui avait fauché, à bord d’un 4×4, des passants est pris en charge par une équipe médicale. Il avait fait fait quatre morts et une quarantaine de blessés. Le terroriste avait succombé à ses blessures. – Crédits photo : Stefan Rousseau/AP

L’histoire de ces médecins qui soignent les terroristes

Des médecins nous racontent comment ils soignent les terroristes et les grands criminels

Par Caroline Piquet

Source : Le Figaro

Ils travaillent aux urgences d’un hôpital, exercent en prison ou interviennent sur des théâtres de guerre à l’étranger. Des professionnels de santé racontent comment ils gèrent ces situations parfois délicates.

«Et si nous devions prendre soin d’un terroriste?» Le 24 novembre 2015, dix jours après les attentats de Paris, une infirmière soulevait la question sur Internet. «Est-ce que j’y arriverai? Est-ce que je soulagerai de la même manière la douleur physique de cet homme? Est-ce que j’arriverai à lui faire sa toilette sans dégoût?», s’interrogeait alors Sylvie Robillard, également formatrice dans le paramédical. «Prodiguer des soins techniques, peut-être. Mais prendre soin? Comment?».

Soigner des terroristes. Des professionnels de santé y sont parfois confrontés au cours de leur carrière. Ils travaillent en prison, dans la médecine d’urgence en France ou sur des théâtres de guerre à l’étranger. Quand on les interroge sur leur pratique et leur ressenti, tous s’accordent à dire que l’exercice reste, au bout du compte, le même. «La médecine d’urgence ne se pose pas la question», attaque d’emblée le Dr François Braun, président de Samu Urgences France. «Nous soignons quelle que soit l’origine du patient. Quand on arrive sur un accident de voiture, on ne se demande pas qui est le chauffard et qui est la victime. Avec le terrorisme, c’est pareil».

Une forme de résistance

Soigner coûte que coûte. L’idée fait partie de l’ADN des médecins urgentistes. Pourtant, la pratique peut soulever des questions. Peut-on, par exemple, soigner les victimes en priorité, au détriment des terroristes? Faut-il, au contraire, privilégier le terroriste qui sera potentiellement détenteur d’informations précieuses? «On s’occupe de ceux qui sont dans un état grave et qui ont une chance d’être sauvés», répond simplement le Pr Pierre Carli, directeur médical du Samu de Paris, qui conteste toute forme de hiérarchie. Cette approche est une vieille règle française qui remonte au XVIIIe siècle. On la doit au Dr Dominique Larrey, chirurgien sous Napoléon Bonaparte, qui avait affirmé à l’époque qu’il fallait «toujours» commencer par «les plus dangereusement blessés, sans égard aux rangs et aux distinctions».

Pas de distinction donc. Pour autant, une telle intervention n’est pas sans risque. Même grièvement blessé, un assaillant porteur d’une ceinture d’explosifs peut s’avérer extrêmement dangereux. C’est pourquoi leur prise en charge nécessite un minimum de sécurité. Avant toute intervention médicale, ils sont «fouillés» et «dépiégés» par les forces de l’ordre. Ce fut notamment le cas pour l’assaillant du Louvre qui s’était attaqué en février à des militaires de l’opération Sentinelle et pour celui qui s’en était pris à un policier sur le parvis de Notre-Dame en juin dernier. «Lorsque nous intervenons, nous ne sommes pas censés engager notre vie», rappelle le Pr Carli.

«À mes yeux, le droit aux soins de qualité est une valeur intangible de notre démocratie.»

Pr Pierre Mols

Au-delà de cette question sécuritaire, les soins prodigués dans l’urgence sont les mêmes que pour les victimes. Idem à l’hôpital. Les professionnels de santé s’attachent à ce que les terroristes suivent le même traitement que les autres patients. En 2016, le Pr Pierre Mols et son équipe avaient soigné, en Belgique, les blessures de Salah Abdeslam et son complice Ahmed Choukri. «Pour nous, il ne s’agissait que de patients», . «On leur a fourni des soins dans les meilleures conditions». L’expérience s’avère parfois plus compliquée. Les infirmières qui s’étaient occupées du terroriste Djokhar Tsarnaev, responsable des attentats de Boston, en avaient fait l’amère exépérience. Il venait de tuer trois personnes et blessé 264 autres. Certaines ont eu du mal à se faire à l’idée de lui avoir sauvé la vie.

Vient alors une autre question: peut-on soigner terroristes et victimes dans le même hôpital? Aujourd’hui, «tout est fait pour qu’ils ne se croisent pas», répond le Pr Carli, directeur médical du Samu de Paris. «Les terroristes présumés suivent un circuit judiciaire spécial et sont placés dans des endroits protégés, à l’écart des victimes. Et quand c’est possible, on fait en sorte qu’ils ne soient pas dans le même hôpital».

État d’âme

Curieuse sensation que de sauver la vie d’un terroriste. Celui qui était agresseur devient soudainement «victime». En Syrie, le Dr Jean-Hervé Bradol a soigné en 2012, puis en 2013, des membres de l’Etat islamique, des rebelles de l’opposition, tout comme des soldats du régime de Bachar el-Assad. Certains venaient même se faire soigner avec une ceinture d’explosifs autour de la taille. «Sur le moment, vous agissez par automatisme. Comment gérer la douleur? Y a-t-il des lits disponibles? Vous êtes absorbés par ce que vous faites. C’est presque un rituel».

Certaines interventions médicales sont plus pesantes que d’autres. Le Dr Bradol, qui est aujourd’hui directeur d’études à la Fondation Médecins sans frontière (MSF), se souvient notamment d’un épisode au Rwanda, en 1994. Avec ses collègues, il avait dû prendre en charge les journalistes de la radio des Mille Collines qui avaient appelé à éradiquer les Tutsis pendant le génocide. «Ils s’étaient pris un tir de mortier. On s’est retrouvé à les soigner, non sans état d’âme», souffle-t-il.

«Humainement, c’était très compliqué»

Dr Valérie Kanoui

Le contrecoup vient souvent après. À froid, «une fois le job terminé». «Mais en avoir soigné un de trop, même si c’est un salaud, ce n’est pas ça qui vous traumatise», juge le Dr Bradol. «Le plus dur, c’est de ne pas avoir pu aider tout le monde». «Est-ce que ça nous mine? Bien sûr», admet le Dr Braun à son tour. D’où l’importance des débriefings qui ont, depuis les attentats, étaient généralisés.

Pour le Dr Valérie Kanoui, membre fondateur de l’APSEP (Association des professionnels de santé exerçant en prison), la question ne se cantonne pas au terrorisme. Soigner les grands criminels demande parfois de garder la tête froide. Elle se souvient notamment de cette fois où elle avait dû soigner un homme condamné pour assassinat. «Je l’ai vu deux-trois fois et il fallait bien le soigner malgré un comportement inadapté: il était détendu, à la limite de l’arrogance et paraissait plutôt fier de lui. Humainement, c’était très compliqué».

Mais ces cas-là sont rares, assure la médecin. La plupart du temps, la relation patient-médecin se tisse de la même manière qu’à l’extérieur. «J’ai même remarqué que les patients détenus étaient parfois plus respectueux de mes prescriptions et de mes conseils car moins dans une logique consumériste» que les patients consultant à l’extérieur.

Eviter les faits divers

En 27 ans de carrière dans le milieu carcéral, le Dr Kanoui a pris en charge de nombreux détenus, délinquants et criminels. «Je ne cherche pas à savoir pourquoi ils sont en prison. Souvent, ce sont eux qui se racontent». Y compris le pire. «Je ne vous dis pas que c’est facile. Mais s’ils ont besoin d’en parler, c’est qu’ils ont quelque part besoin d’aide et c’est important d’être à l’écoute, ça fait aussi partie du soin». La médecin a aussi ses «méthodes» pour rester neutre dans son approche du patient: elle «évite» tous les faits divers médiatisés. «Quand vous connaissez à l’avance toute l’affaire pénale de celui que vous allez soigner et que vous commencez une relation thérapeutique avec un patient par son délit, c’est plus difficile de s’en affranchir». Idem pour les victimes.«C’est capital de ne pas les connaître pour pouvoir prendre en charge les personnes détenues avec l’impartialité et l’empathie nécessaires au soin».

«Quand quelqu’un est blessé, on ne voit qu’un blessé et rien d’autre»

Pr Pierre Carli

En psychiatrie, difficile à l’inverse de faire abstraction du parcours des patients. «Mais il n’est pas forcément plus compliqué de suivre un détenu qu’une personne dans une situation ordinaire», tient à préciser le Dr Michel David, président de l’association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire (ASPMP). Très rarement, il arrive qu’une situation pose problème. «Une fois, des membres de mon équipe ont refusé de rencontrer un détenu porteur du sida et accusé d’avoir violé plusieurs enfants», poursuit le médecin, auteur de l’ouvrage Soigner les méchants*. «Personnellement, j’avais accepté de le prendre en charge. J’estime que la personne en face de vous reste un être humain. Il faut aller chercher sa part d’humanité».

Soigner «les méchants» leur pose-t-il un cas de conscience? À cette question, tous répondent par la négative. «Quand quelqu’un est blessé, on ne voit qu’un blessé et rien d’autre», affirme sans hésiter le Pr Pierre Carli. «Ce qui préoccupe les soignants», insiste le Pr Carli, «c’est de savoir s’ils ont fait le maximum sur le terrain». Certains se disent qu’en maintenant ces individus en vie, ils pourront rendre compte de leurs actes devant la justice et fournir des informations qui pourront éventuellement permettre de déjouer d’autres attentats à l’avenir. «Personnellement, ça me permet d’apaiser mes inquiétudes», confie le Dr Braun. D’autres y voient une forme de résistance au terrorisme. «Leur objectif est de désorganiser notre société», développe le Pr Carli. «En maintenant l’organisation des soins, on va à l’encontre de leur volonté et on s’oppose à leur logique mortifère». En Belgique, le Pr Mols est sur la même ligne: «À mes yeux, le droit aux soins de qualité est une valeur intangible de notre démocratie. L’appliquer à tous, y compris à Abdeslam, c’est ma forme de résistance».

Peut-on refuser de soigner ?

Pour d’autres, au contraire, la perspective de prendre soin d’un terroriste est plus délicate. En 2014, une infirmière turque avait ainsi refusé de continuer à prendre en charge des militants de l’Etat islamique. «Nous les soignons, et après ils vont décapiter des gens. J’en ai assez», avait-elle écrit dans une lettre adressée au parlement et à la police nationale turcs, relayée par le site d’informations Slate.

Mais, en tant que médecin, peut-on refuser de soigner? Oui, mais sous certaines conditions, répond le Dr Jean-Marie Faroudja, président de la section éthique et déontologie au Conseil national de l’ordre des médecins: «L’article 47 du code de déontologie permet au médecin de se récuser pour des raisons personnelles, si et seulement s’il n’y a pas d’urgence et qu’un autre médecin peut prendre le relais». Toutefois, le médecin n’y est pas autorisé si sa décision revêt un caractère discriminatoire. Le code de déontologie le dit clairement dans son article 7: «Le médecin doit (…) soigner avec la même conscience toutes les personnes quels que soient leur origine (…) ou les sentiments qu’il peut éprouver à leur égard». De fait, résume le Dr Faroudja, si un médecin se refuse à soigner un terroriste dans une situation d’urgence, il s’exposera à des sanctions pénales pour non-assistance à personne en danger et omission de porter secours. Il peut également être poursuivi sur le plan disciplinaire.

Un an et demi après sa tribune, l’infirmière Sylvie Robillard continue de penser qu’il est compliqué de prendre soin des terroristes. «J’ai du mal à croire que le soignant puisse être véritablement dans l’empathie et qu’il ne soit pas tenté de moins soulager la douleur». Et si demain elle devait soigner Salah Abdeslam? «Il faudrait qu’on me réquisitionne et que je n’ai pas le choix».

*Soigner les méchants. Ethique du soin psychiatrique en milieu pénitentiaire, aux éditions L’Harmattan, juin 2015.

L’histoire de ces médecins qui soignent les terroristes

(Source : JForum)

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Israël va fournir les palestiniens de l’Ouest du Jourdain et de Gaza en eau douce

 

Le 15 juillet 2017, Israël a (sous l’égide de l’envoyé du président américain Donald Trump), signé un accord portant fourniture des palestiniens en eau douce. Cet accord s’inscrit dans le cadre du projet « mer Rouge » visant à relier la mer Rouge, la mer Morte et une usine de dessalement situé dans le port jordanien d’Aqaba au moyen d’un pipeline d’une longueur de 200 km.

D’un coût de 900 millions dollars (parrainé par la Banque Mondiale), l’accord (approuvé en 2013) va conduire à dessaler des eaux pompées dans la mer Rouge pour alimenter les palestiniens en eau douce, tout en faisant remonter le niveau de la mer morte, par le transvasement de la partie des eaux non dessalées. Aux termes de l’accord, Israël vendra 32 millions de mètres cubes d’eau aux palestiniens, soit 22 en direction de l’Ouest du Jourdain -West Bank – (pour 3.3 shekels le mètre cube) et 10 à Gaza (pour 3.2 shekels le mètre cube).

Lors de sa conférence de presse tenue à Jérusalem, l’envoyé américain Jason Greenblatt a déclaré (en compagnie du ministre israélien de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi et du responsable de l’Autorité palestinienne pour l’eau, Mazen Ghoneim) : « Nous espérons que cet accord contribuera à résoudre les problèmes de la Mer Morte et qu’il aidera non seulement les Palestiniens et les Israéliens, mais aussi les Jordaniens ».

Le même jour, la Maison Blanche a publié une déclaration saluant le nouvel accord comme « une autre indication que les parties sont capables de travailler ensemble pour obtenir des résultats mutuellement bénéfiques ».

Cet accord illustre, en effet, la parfaite capacité des israéliens et des palestiniens de se mettre autour d’une table pour évoquer les problèmes de nature économique, et envisager des synergies profitant à chacune des parties. Il démontre également en quoi, le mouvement BDS (qui appelle, dans les pays occidentaux, au boycott des produits en provenance d’Israël), n’est qu’un moyen de véhiculer un sentiment de haine à l’égard d’Israël en général, et des juifs en particulier (puisque BDS ne devrait pas demander à l’Autorité palestinienne de boycotter l’eau israélienne).

Du côté israélien, l’accord est appréhendé de façon optimiste : pour le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Emmanuel Nahshon, « il y a beaucoup de choses à faire ensemble pour améliorer l’infrastructure de l’eau de  l’Autorité palestinienne. Nous parlons de vieux tuyaux qui fuient et d’une utilisation plus rationnelle de l’eau ».

De même, il permettra de régler le problème de l’accès illégal aux tuyaux par les Palestiniens qui ne veulent pas payer l’eau : « C’est quelque chose que nous voulions faire au fil des ans, et le nouvel accord sur l’eau est l’une des façons de faire face à cela. Le nouvel accord … ne concerne pas seulement les quotas d’eau, mais aussi la cohérence et la bonne utilisation de l’eau, afin de répondre aux besoins des Palestiniens ».

Pour sa part, Jad Isaac (directeur de l’Institut de recherche appliquée de Jérusalem, qui promeut le développement durable grâce à la gestion des ressources naturelles)  est plus nuancé : « C’est un simple accord commercial entre Israël et l’Autorité palestinienne », ajoutant : « C’est la voie suivie par Trump : dire que c’est une percée, et essayer de faire une campagne de relations publiques et prétendre qu’il a fait des progrès. C’est l’approche Trump. Mais en fait, il n’y a rien de substantiel à ce sujet ».

Ainsi, le Comité mixte israélo-palestinien de l’eau (qui ne s’est plus réuni depuis sept ans) devrait, à nouveau, traiter des questions techniques relatives à la distribution de l’eau. Pour le Cogat (organisme civil de l’armée israélienne qui administre les territoires de la zone C de Cisjordanie) : « Récemment, le Comité mixte de l’eau a été renouvelé, et les deux parties discuteront, en coopération, de toutes les solutions nécessaires, y compris le forage d’eau et plus encore ».

Il n’en demeure pas moins que cet accord va orienter les parties vers une discussion relative à un sujet fondamental pour chacune d’entre elle.

Pour leur part, les palestiniens refusent de se satisfaire de l’accord.

Sur un plan technique, Les palestiniens reprochent à l’accord, de ne pas augmenter le quota d’eau des Palestiniens à partir du Jourdain, et de rendre permanente une situation difficile qui garantit à Israël la part du lion en eau, renforçant ainsi le statu quo. (Le niveau des eaux de la Mer Morte diminue d’un mètre par an – avec un impact environnemental et économique important – notamment parce que la majeure partie de l’eau du Jourdain est déviée et que les industries exploitent la Mer Morte pour les minéraux).

Or, les Accords israélo palestinien d’Oslo signés  au cours des années 90, ont réservé à Israël le contrôle de la majorité des ressources en eau de l’Ouest du Jourdain (80%), alors que les 20% restants sont réservés aux Palestiniens. Si les accords avaient un caractère temporaire, ils ont perduré en raison du refus palestinien de faire la paix avec Israël. Ainsi, et depuis plus de 20 ans, les Israéliens disposent de quantités d’eau plus importantes que les Palestiniens.

Bien évidemment, le véritable problème des responsables palestiniens est de nature idéologique : le contrat les confronte à un véritable dilemme. Il signifie que les deux parties sont à même de négocier, ce qui est antinomique avec le principe de destruction d’Israël dont les responsables palestiniens ont toujours abreuvé les palestiniens.

Autrement dit, les responsables palestiniens ne peuvent, aujourd’hui, admettre le principe d’une négociation sur l’eau avec Israël alors que la naissance du peuple palestinien, (consacrée par la Charte Olp de 1967) a toujours été associée à l’anéantissement de l’entité sioniste, comme s’ils en étaient l’antithèse.

L’Autorité palestinienne (qui ne  peut se sortir de cette contradiction) a donc, immédiatement, annoncé aux palestiniens que « l’eau (était) une question concernant l’état final, qui doit être négociée dans le cadre d’un accord de paix définitif entre Israël et les Palestiniens, et que la signature de cet accord n’aura aucun effet sur de futures négociations politiques avec Israël » (sic). Pour sa part, le responsable de l’Autorité palestinienne pour l’eau, considère cet accord comme un palliatif : « La crise ne se terminera pas avant la fin de l’occupation d’Israël et nous réaffirmons nos droits sur l’eau dans les trois bassins souterrains sous le contrôle d’Israël ».

Pire, les palestiniens estiment que l’eau fournie par Israël n’a rien à voir avec le processus de coopération économique mais simplement une restitution de droits dont ils seraient titulaires : « L’eau qui nous est donnée dans le cadre de l’accord est notre droit parce que nous avons une part dans les zones côtières de la mer Morte. Cela n’a rien à voir avec les négociations sur un accord définitif avec Israël » (sic).

L’accord israélo palestinien sur l’eau démontre une nouvelle fois qu’il n’est pas de conflit israélo-palestinien mais juste un seul problème existentiel palestinien :

  • Soit les palestiniens traitent avec Israël (et implicitement le reconnaissent) avant de disparaître en tant qu’unité humaine chargée de défaire l’entité sioniste,
  • Soit, ils refusent de poursuivre l’accord avec les Juifs et disparaîtront faute de viabilité des territoires qu’ils contrôlent : en 2020 la bande de Gaza sera invivable faute d’eau potable, alors que les zones A et B de Cisjordanie (soit les 40 % du territoire qu’ils contrôlent), ne pourront jamais se développer.

Par © Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

Israël va fournir l’Ouest du Jourdain et Gaza en eau douce©

(Source : JForum)

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